Jacob de Zoet, jeune employé de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, est affecté au comptoir de l'île de Dejima, à quelques encablures du port de Nagasaki. Là, les Européens vivent dans une quasi-autarcie; toute communication avec les Japonais, si méfiants envers les Chrétiens, passe par une guilde d'interprètes à la hiérarchie compliquée et aux compétences douteuses. Lorsque Jacob s'éprend d'Orito, une jeune apprentie sage-femme, il met le doigt dans un engrenage dramatique qui va... Lire la suite.
Jacob de Zoet, jeune employé de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, est affecté au comptoir de l'île de Dejima, à quelques encablures du port de Nagasaki. Là, les Européens vivent dans une quasi-autarcie; toute communication avec les Japonais, si méfiants envers les Chrétiens, passe par une guilde d'interprètes à la hiérarchie compliquée et aux compétences douteuses. Lorsque Jacob s'éprend d'Orito, une jeune apprentie sage-femme, il met le doigt dans un engrenage dramatique qui va l'amener à affronter le Seigneur Enomoto, abbé d'un bien singulier couvent...
Vous avez brusquement envie de partir au Japon? De vous documenter sur les échanges commerciaux à la fin du XVIIIe siècle? D'apprendre le néerlandais? Vous rêvez de graciles jeunes femmes en kimono, de féroces samouraïs et d'ecclésiastiques pervers? Vous vous languissez d'amour, de pittoresque et d'aventure? Pas d'inquiétude, vous n'êtes pas malade! Vous venez simplement de terminer Les mille automne de Jacob de Zoet, le roman le plus surprenant, le plus chatoyant, le plus original de ce début d'année!
David Mitchell n'est pas de ces romanciers « postmodernes » qui utilisent les clichés de la littérature de genre entre de multiples guillemets, et en vous adressant force clin d'yeux qui signifient : « Voyez comme je suis intelligent! Voyez comme je ne suis pas dupe! » Au contraire, il s'abreuve à la source même du roman d'aventure, il en capte l'énergie toujours vivace. Son secret? Celui de tous les grands romanciers: des personnages vivants au sens fort du terme, dont la chair palpite, dont les pensées vagabondent et parfois s'entrechoquent. Grâce à eux, la stupéfiante richesse thématique de son livre prend corps, et si l'érudition y coule à flot, c'est toujours de manière harmonieuse, facétieuse, chamarrée, à mille lieues de toute prétention et de toute didactique. Intense réflexion sur le destin que nul ne maîtrise mais sur lequel un homme courageux peut au moins apposer son paraphe, sur l'impossibilité de l'amour, le choc des cultures, la complexité, l'ambigüité du langage – rarement on a aussi bien parlé des subtilités et des pièges infinis que recèle l'idée même de « traduction » -, Les mille automnes de Jacob de Zoet reste avant tout, et de la première à la dernière ligne, un roman, c'est à dire une construction imaginaire qui devient, par le miracle du style, réalité.
Dans la lignée de John Barth ou de Robertson Davies, David Mitchell signe ici un livre époustouflant de maîtrise, de charme et de profondeur. Si pendant quelques semaines tous les autres romans vous tombent des mains, ne vous en prenez qu'à lui!
Plongée vertigineuse dans l'univers d'un comédien qui perd subitement son talent, Philip Roth impressionne à nouveau avec ce roman d'une brièveté percutante, dont le finesse stylistique, la noirceur envoutante et la justesse psychologique en font l'un des grands rendez-vous littéraires de la fin de l'année.
Plongée vertigineuse dans l'univers d'un comédien qui perd subitement son talent, Philip Roth impressionne à nouveau avec ce roman d'une brièveté percutante, dont le finesse stylistique, la noirceur envoutante et la justesse psychologique en font l'un des grands rendez-vous littéraires de la fin de l'année.
Le livre le plus addictif de l'année. Entre roman gothique, étude psychologique et tableau social, le nouveau coup de maître de la surdouée Laura Kasischke, dont on peut découvrir en poche le précédent opus (En un monde parfait).
Le livre le plus addictif de l'année. Entre roman gothique, étude psychologique et tableau social, le nouveau coup de maître de la surdouée Laura Kasischke, dont on peut découvrir en poche le précédent opus (En un monde parfait).