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La Vraie Vie
17,00
par (Libraire)
21 août 2018

Que la bête meure

"La vraie vie" est assurément mon coup de cœur premier roman de cette rentrée littéraire.
Ecrit par une jeune Belge à la plume vibrante et bien trempée, il dépeint le sordide quotidien d’une fillette habitante d’un lotissement insipide, la Demo, où chacun demeure dans une prostration solitaire, comme aimanté devant sa télévision, cultivant l'aigreur et la dépression. Entourée d’un père dont les passions se limitent à la chasse, au whisky et à exhiber fièrement ses trophées, et d’une mère « amibe », inexistante et terrorisée par les accès de rage de son époux, elle trouve réconfort et amour auprès de son jeune frère Gilles, avec lequel elle entretient une tendre complicité. Mais un violent accident va faire basculer la famille dans la terreur. La hyène, omniprésence diabolique s’insinue dans le corps de son jeune frère le privant de toutes émotions et le poussant irrésistiblement à commettre des actes sataniques et pervers.
Le récit percutant d’une préadolescente brillante d’intelligence prête à tout pour faire à nouveau sourire celui qui semble dangereusement se rapprocher du monstre.
On retient son souffle, aux aguets, épiant avec angoisse la venue éventuelle d’un événement irréparable.
Une totale réussite.

Tous les conseils de lecture

"Le train d’Erlingen ou La métamorphose de Dieu"
Le , L'Armitière

« Je plaisante, je plaisante, mais la situation est affreusement désespérée. (…) L’affaire était louche dès le début pourtant, l’ennemi n’est pas tombé du ciel, il sortait bien de quelque trou, "verdammt", un enfant l’aurait compris. Quand avons-nous cessé d’être intelligents ou simplement attentifs ? »

Ute von Ebert, dernière héritière d’un puissant empire industriel, habite à Erlingen, fief cossu de la haute bourgeoisie allemande. Sa fille Hannah, 26 ans, vit à Londres. Dans des lettres au ton très libre et souvent sarcastique, Ute raconte à sa fille la vie dans Erlingen assiégée par un ennemi dont on ignore à peu près tout et qu’elle appelle « les Serviteurs », car ils ont décidé de faire de la soumission à leur dieu la loi unique de l’humanité. La population attend fiévreusement un train qui doit l’évacuer. Mais le train du salut n’arrive pas.
Et si cette histoire était le fruit d’un esprit fantasque et inquiet, qui observe les ravages de la propagation d’une foi sectaire dans les démocraties fatiguées ?
Comme dans "2084", Boualem Sansal décrit la mainmise de l’extrémisme religieux sur les zones fragiles de nos sociétés, favorisée par la lâcheté ou l’aveuglement des dirigeants.

Né en 1949, Boualem Sansal vit à Boumerdès, près d’Alger. Son œuvre a été récompensée par de nombreux et prestigieux prix littéraires, en France et à l’étranger. Il a notamment reçu le Grand prix de la Francophonie de l’Académie française en 2013. Son dernier roman, "2084. La fin du monde", a reçu le Grand Prix du roman de l’Académie française 2015.

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Chaque année sont publiés fin août plus de 500 romans. Même pour nous, libraires aguerris, quelle quantité ! Par où commencer ? Par le premier roman d’un inconnu, le dernier livre de l’auteur tant aimé ou la traduction d’un écrivain confirmé ?

Depuis leurs cinquante librairies à travers toute la France*, les Libraires ENSEMBLE ont lu, relu, lu plus que de raison. Ils se sont retrouvés, ils ont échangé, ils ont écouté les écrivains et leurs éditeurs, et ils ont sélectionné 100 romans qu’ils ont aimés et rassemblés dans ce petit guide. Parce que défendre des textes et les transmettre est notre métier et qu’un livre nous touche encore plus lorsque nous le partageons.

Pour vous lecteur, inconnu, familier ou de passage, mais assurément curieux, voici le petit guide qui vous aiguillera sur les sentiers de la rentrée littéraire : puisse-t-il vous donner des envies de lectures… insoupçonnées !

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