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Lincoln au Bardo
par (Libraire)
9 janvier 2019

Vertigineux, éblouissant, sont les premiers mots pour qualifier le premier roman du nouvelliste Georges Saunders dont l'audace et l'ambition ont été couronnées du Man Booker Prize en 2017.
Comment parvenir à résumer, sans le trahir, un livre d'une telle richesse et d'une originalité si époustouflante?
L'action se déroule la nuit du 25 février 1862: Abraham Lincoln vient d'enterrer son fils chéri Willie âgé de 11 ans. Dévasté par le chagrin, il se rend seul dans le cimetière ou repose l'ange dans son caisson de souffrance, afin de le serrer dans ses bras une dernière fois.
Mais dans le bardo (sorte de purgatoire bouddhiste) ou l'enfant est retenu prisonnier en attendant le passage vers l'au-delà, des dizaines d'âmes en peine errent hantées par des spectres démoniaques: souhaits, souvenirs, complaintes et désirs, une effroyable cantilène accompagne alors le président dont l'intrusion inopinée perturbe les limbes.
Cette divine comédie qui mélange les genres avec brio est une expérience de lecture déconcertante et totalement géniale. Un roman choral incomparable, cocasse et émouvant à la fois, une cacophonie étourdissante de vie.
A découvrir de toute urgence

Tous les conseils de lecture

    En présence de Claude-Alice Peyrottes et de Sébastien Bailly
    Le , L'Armitière

    Le 24 janvier 1943, un convoi partait pour Auschwitz avec, à son bord, 230 femmes déportées politiques. En résonance à cette date et parce que le devoir de mémoire ne doit cesser, une rencontre est organisée ce jeudi 24 janvier 2019 avec pour thème “l'art, support de la mémoire des déportés de la Shoah”. De ce convoi, seulement une trentaine de femmes en sont revenues,dont Charlotte Delbo. Le parcours de vie de cette dernière nous sera présenté par la dramaturge Claude-Alice Peyrottes, ayant réalisé un documentaire sur la vie de Delbo. Après un focus sur les femmes déportées qui se sont racontées à travers l'art, notamment en utilisant la littérature comme support de dénonciation et de mémoire, nous continuerons avec un autre témoignage. Celui du journaliste Sébastien Bailly qui a retranscrit l'histoire du docteur Georges Lauret dans son ouvrage “Les Miraculées”. Une histoire de la Shoah ancrée sur le territoire rouennais puisqu'elle s'est déroulée au CHU de Rouen durant la déportation. Nous vous donnons rendez-vous à l'Armitière jeudi 24 janvier dès 18h afin de découvrir comment l'art sert la mémoire et témoigne du génocide juif, qui ne doit pas être oublié.

    Une conférence organisée et animée par trois étudiantes des Métiers de la culture à l'Université de Rouen.

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