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Fabienne Yvert

Le Tripode

  • par (Libraire)
    15 septembre 2010

    Un joli bazar poétique

    Dans l’avalanche de la rentrée littéraire, il est un livre qui ne ressemble à aucun autre. On y trouve un drôle d’assemblages de notes d’une réjouissante subjectivité, sur un peu tout et presque rien, de « à boire et à manger » à « zigzags ». Fine mouche du bric et du broc, Fabienne Yvert donne en partage un peu de son intimité (la nôtre ?) sans exhibitionnisme ni mièvrerie et nous fait du bien.

    Petit inventaire : le tricot mangé par les mites avant d’être fini, les nouvelles fraîches du jour où il fait déjà nuit, les souvenirs, les bizarreries du monde comme il va (ou ne va pas, justement), les gens qu’on aime et ceux auxquels on ne peut échapper. Un petit zoo : souris, chauve-souris, mulots et autres insectes et mammifères, sans oublier le pigeon ridicule. Une aubergine et un concombre inattendus. Des recettes de cuisine et un cours de dépuceronage. Une maison un peu cassée. Bref, la vie, dans un joyeux feu d’artifice typographique.

    Extraits pour vous donner l’envie d’aller voir ce joli bazar poétique de plus près :

    « Pierre est allongé sur le canapé & il s’applique à n’avoir aucune activité.
    J’ai l’impression qu’il est débranché : plus de prise avec le monde dans lequel on vit, occidental, 2001. »

    « Garés près d’une Clio avec une bonne sœur qui attend et lit un fascicule avec imprimé en gros :
    LES ONDES DU PLAISIR
    De Dietrich
    C’est au sujet de mode de cuisson rapide. »

    « Je déteste commencer la journée en essuyant les miettes de la veille. »

    « Côtoyer les vaches m’apaise. »

    « Fin & faillite d’une histoire d’amour avec vente aux enchères de la maison : avec la 1/2 somme récupérée, elle offre à son nouvel amour de poète un magnifique stylo-plume, outil de l’avenir. »