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Douces déroutes

Douces déroutes

Yanick Lahens

Sabine Wespieser Éditeur

  • par (Libraire)
    22 mars 2019

    Douces déroutes yanick lahens

    L’enquête du meurtre du juge berther menée par sa fille a Haïti est le prétexte pour l’auteur de nous faire découvrir la face cachée de l’ile qui n’est ni paradisiaque ni véritablement horrible et dont le lecteur sont toute l’énergie et le souffre bouillonnant !

    Delphine Bouillo


  • par (Libraire)
    21 mai 2018

    Déroutes haïtiennes

    Un rythme de thriller envoûtant où évoluent des personnages qui composent avec les contradictions du pays : La beauté et la poésie de cette île des Caraïbes ne cesse de se confronter à la violence, la corruption et la mort.
    Le roman commence par une lettre que le juge Raymond Berthier a laissée à son épouse. Il vient d’être assassiné sur contrat parce qu’il a voulu en savoir trop.
    Son beau-frère Pierre, veut élucider le meurtre, il n’en peut plus d’être dans cette complicité silencieuse, il va devoir agir, mener son enquête, il veut comprendre ce qui est arrivé à Raymond.
    Tout comme Brune, la fille du juge, elle est chanteuse de cabaret, elle a une rage de vivre et de liberté. Son petit ami Cyprien, jeune stagiaire dans un cabinet d’avocats de la ville ne supporte plus l’enchaînement de malheurs, lui qui a été élevé par sa mère dans un quartier de misère, il veut à tous prix se sortir de cette ornière et faire carrière, c’est son unique but. Il voudrait influencer Brune au silence et à la résignation. Dans ce pays, ce chaudron de corruption, si tu veux survivre, il faut savoir obéir et se taire.
    Quand Francis, un journaliste français arrive en ville pour faire un reportage, il tombe immédiatement sous le charme de Brune. Auprès de Francis, le Blanc, d’Ezéchiel, l’étudiant poète, et de Ronny l’universitaire américain, Brune va trouver le réconfort et le courage de poursuivre sa route.
    Une écriture affûtée, puissante, d’une violente beauté, qui restitue parfaitement l’ambiance de Port-au-Prince. Yanick Lahens nous entraîne dans une trépidante intrigue où la violence côtoie la réalité de la vie haïtienne, mais elle nous montre aussi la volonté de certains Haïtiens de se sortir de ces situations et décrit ses personnages avec une grande tendresse. Une auteure qui parle de son pays sans fard et sans crainte.


  • par (Libraire)
    23 avril 2018

    "Après le majestueux "Bain de lune" (Prix Fémina 2014), Yanick Lahens nous offre un nouveau roman intitulé "Douces Déroutes", un titre intrigant, ambivalent qui nous emporte aux confins de la beauté et de la force.
    Ambiguïté fascinante, failles déroutantes et séduisantes d’Haïti, - "la à jamais foutue mais qu’on arrive pas à achever" - et, tant mieux, parce que par la plume talentueuse de son auteure, elle même haïtienne , elle nous entraîne au plus près de l’ile, sans atermoiements ni masque. Vérité «crasse»,essence viscérale, mots vitaux. La littérature que l’on étreint, une musique qui entête, un refrain comme un écho en chacun d’entre nous. Pas
    d’accommodement, aucune concession. Un regard juste,acéré, aiguisé et tendre.
    Le roman débute par une lettre d’aurevoir du juge Raymond Berthier à son épouse, préfigurant sa mort prochaine. Il sait qu’elle est imminente. Il ne s’est jamais plié face à la corruption ambiante. Il va le payer de sa vie.
    Cet évènement terrible est un tremplin inaugural qui permet à Yanick Lahens de nous plonger sans tarder au cœur de Port-au-Prince - « cette ville est une étrange géhenne. Où le feu ne peut pas être complètement feu » - en compagnie de celles, ceux qui ont compté ou approché de près ou de loin l’intègre juge Berthier.
    Se tenir au chaud les uns contre les autres, s’écouter, se parler, se regarder, s’apprécier, se respecter, c’est ce que sous-tend l’écriture de Y. Lahens qui passe du « il » au « je " dans les différents chapitres ponctués de citations poétiques, d’œuvres musicales, souffle romanesque de l’Universalité et profonde affection pour un pays, son peuple.
    « Ici, il faut tout prendre. Marcher sur des braises, l’incandescence dans les yeux, la tête dans des nuages, de merveilleux nuages. Oui, il faut prendre le feu et les nuages. L’ombre et la lumière. »
    Pas à choisir entre fiel et miel. La nature humaine est cette douce alliance. « La terre s’embrase. L’amour, vite. La vie, vite. La vie quand même".


  • 18 mars 2018

    **[Cet ouvrage est le coup de coeur de la librairie Tonnet à Pau](http://www.onlalu.com/2018/03/13/quoi-lire-numero-22-32888)**
    [**dans le q u o i  l i r e ? numéro 22**](http://www.onlalu.com/2018/03/13/quoi-lire-numero-22-32888)

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Libraire)
    15 mars 2018

    Enchantements et déceptions

    Haïti et ses multiples facettes révélée dans sa complexité, entre violence et tendresse. Chaque personnage y déploie une énergie folle, à sa manière, libre ou contraint pour demeurer en surface vitale comme surnageant dans les flots, comme ballotté sans relâche ni répit. Personnages forts, opportunistes, naïfs, généreux, désappointés, plein d'espoir, ils vivent leur île tumultueuse, lumineuse et malmenée, offerte à tous, à tout. Yanick Lahens clame son amour de l'île dans un contexte plus urbain, une colère poétique, un cri de douleur.


  • 20 janvier 2018

    Une écriture nerveuse taillée à coup de serpe pour nous parler d'Haïti. La vie suit son cours, mais sur le fil, toujours sur le point de basculer dans la violence. Seule une solide éthique chevillée au corps permet de ne pas sombrer. Végéter ou s'enrichir? Garder son âme ou gagner un 4X4? Partir ou rester ? Être fidèle ou trahir?Un livre sauvage, bouillonnant... Vivant !!