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La voisine

La voisine

Yewande Omotoso

Zoé

  • 20 janvier 2020

    apartheid

    Il y a Marion : Blanche, veuve de quatre-vingts ans passés, aux cheveux teints et entichée de son chien, qui a su jongler entre famille et carrière d’architecte à succès.

    Et Hortensia : Noire, octogénaire caractérielle, gourou du design dont les œuvres sont adulées jusqu’au Danemark et qui vient de découvrir que son défunt mari avait eu une fille hors mariage.

    Le décor : une banlieue chic du Cap pleine de vieilles Blanches riches, effrayées et racistes.

    Ces deux là ne s’entendent pas, Hortensia ne cessant de reprocher à Marion son racisme dont elle ne se rend pas compte.

    Jusqu’au jour où la grue d’Hortensia tombe chez et sur Marion, détruisant une partie de sa maison. Les deux femmes sont amenées à cohabiter, nous révélant un peu de leur passé.

    J’ai aimé découvrir la vie d’Hortensia, enfant de la Barbade arrivée en Angleterre à la faveur d’une bourse d’étude, qui deviendra une grande designeuse reconnue, mais dont le mariage a été un échec.

    J’ai aimé Marion qui a su mener de front une famille de 4 enfants et une carrière d’architecte, bien gagner sa vie avant que son mari ne fasse des dettes avant de mourir, et ses enfants s’éloigner. Son enfance de fille d’immigrés d’elle ne sait même pas quel pays d’Europe, Juifs et respectant à la lettre l’apartheid.

    J’ai en revanche eu plus de mal avec le style parfois haché (pas toujours), des phrases ou des paragraphes qui se finissent abruptement.

    J’ai aimé cette banlieue blanche d’Afrique du Sud qui peine à se tourner sur son passé, et qui garde des réflexes de l’ancien temps.

    Deux femmes que tout oppose mais qui sauront faire des compromis pour avancer.

    L’image que je retiendrai :

    Celle des oiseaux constamment présents dans les créations d’Hortensia.

    https://alexmotamots.fr/la-voisine-yewande-omotoso/


  • par (Libraire)
    20 février 2019

    Dans une banlieue chic du Cap colonisée par une bande de vieilles blanches cancanières et plus ou moins racistes, une unique femme noire est parvenue à accéder sans encombre à la propriété: Hortensia, designer mondialement reconnue, octogénaire au caractère bien trempé, n'occupe pas n'importe quelle maison. Depuis des décennies, elle s'est octroyée le luxe de loger dans la maison n°10, maison conçue et convoitée par sa pire ennemie et voisine, la vieille et acariâtre Marion également octogénaire de son état.
    Une fois veuves, malades et ruinées, les deux belligérantes seront bien contraintes de mettre entre parenthèses petites mesquineries et grands tracas.
    L'écrivain sud africaine signe une comédie intimiste haute en couleur sur une société dans laquelle l'Apartheid n'est pas qu'un lointain fantôme.
    Dans ce roman croustillant, plein d'enthousiasme, Yewande Omotoso fait preuve d'un art de conter incontournable d'une vivacité absolument savoureuse.
    Une littérature venue d'ailleurs irrésistible dont on se délecte sans modération.