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  • par (Libraire)
    10 mai 2021

    Peter Wohlleben est forestier. Il vit en Allemagne, très souvent dans la forêt. Dans ce livre, il explore notre relation aux arbres, la communication des arbres entre eux, leur capacité à souffrir et à ressentir des émotions, et même à se défendre contre les agressions comme c’est le cas pour les plantations de résineux qui "qui sécrètent des phytoncides, des antibiotiques végétaux" pour se défendre d’infections" par des spores de champignons.

    Il milite pour des forêts peuplées d’essences indigènes, diversifiées. Il montre le danger des forêts composées uniquement de hêtres, de bouleaux ou de résineux. On doit pouvoir se promener et se reposer en forêt, respirer les effluves des arbres, les toucher, les enlacer, écouter leur bruissement, ce qui est bon pour notre équilibre. Il est favorable à la reconstitution de forêts primaires, où l’homme ne pénètre pas.
    Il explique comment la vie mondialisée modifie la nature locale par l’apport d’espèces étrangères, d’animaux exotiques, à un rythme tel que la nature ne peut s’adapter suffisamment vite. Il est nécessaire de respecter les écosystèmes pour qu’ils se stabilisent, et que les animaux puissent vivre dans des forêts primaires locales, sans que les chasseurs se mêlent de les réguler, sans qu’ils pratiquent le nourrissage pour pouvoir tuer plus de sangliers, par exemple.
    Pour le forestier, l’homme n’est pas un être supérieur à l’arbre ou aux animaux de la forêt. Comme eux, il fait partie de la nature et il doit prendre toute la mesure de cette appartenance pour comprendre comment se protège l’environnement : "En prenant chaque mesure qui contribue à préserver l'écosystème Terre, nous nous préservons nous-mêmes ainsi que notre qualité de vie, pour la simple raison que nous sommes partie intégrante de ce tout."
    Les propos de Peter Wohlleben ne sont pas rassurants, car la forêt est en danger à cause du dérèglement climatique et de l’avidité de l’homme quand il l’exploite à outrance. Son livre fourmille de détails scientifiques, d’observations, de façon à nous inciter à renouer un lien fort avec la nature et à conserver ce lien sur le long terme.
    À part quelques longueurs, l’ouvrage est facile et agréable à lire. Le contenu scientifique est suffisamment vulgarisé pour que le lecteur comprenne sans effort. .


  • 8 juin 2020

    Délicieux

    Wollleben auteur de la vie secrète des arbres met en évidence les bienfaits que procure à l'homme la connexion de la nature.