Suivez-nous
  • 19 décembre 2016

    De Momma, sa mère envahissante à la belle Artémis frappée par la malédiction du chat hongrois, en passant par Paula la solaire, atteinte d'un cancer en phase terminale ou Irène incapable de faire le deuil d'un mari trop tôt disparu, le psychanalyste Irvin Yalom raconte les femmes qui ont traversé sa vie professionnelle au cours d'un travail d'analyse, souvent long et fastidieux, mais riche d'enseignements pour lui comme pour ses patientes. En consultations privées ou lors de séances ponctuelles à l'hôpital public, le praticien s'est pareillement investi auprès de ces femmes, s'appuyant sur l'écoute, l'empathie, le lien crée.

    Histoires tragiques, dures, poignantes confiées par un thérapeute qui est aussi un écrivain et qui raconte le long cheminement de ses patientes vers l'acceptation et la guérison. Le médecin des âmes, impliqué et empathique, sait se faire plus drôle et faillible quand il passe du réel au roman. Là, le docteur Yalom devient le docteur Lash, un praticien capable de détester une de ses patientes et de faire quelques entorses à la déontologie.
    Mi-études de cas, mi-roman, cette Malédiction du chat hongrois pêche par manque de cohérence. Les premières histoires nous plonge au coeur d'une profession difficile, le ton est explicatif, didactique, les cas sont évoqués sont sérieux et Yalom raconte en détail le processus de l'analyse et les résultats obtenus, tout en égratignant au passage le système de santé américain. Puis, dans les deux dernières, le thérapeute cède la place au romancier, le ton est plus léger, plus humoristique et c'est assez déstabilisant de passer de l'un à l'autre sans transition.
    Finalement, ce livre hybride peut intéresser les adeptes de la psychanalyse mais s'avère assez ennuyeux si on n'a pas le goût pas cette pratique. Avis mitigé.