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Conseils de lecture

Les sept ou huit morts de Stella Fortuna
22,00
par (Libraire)
16 septembre 2020

Quelle fresque familiale nous dépeint Juliet Grames à travers ce roman !

Depuis la Calabre des années 20 à son arrivée aux États-Unis on suit la famille Fortuna sur près d'un siècle, et plus précisément la destinée d'une de ses membres : Stella Fortuna.

De chanceuse, Stella Fortuna n'en a que le nom : quand on manque de mourir 7 à 8 fois, notre destin est irrémédiablement marqué. Malchance, malédiction, coïncidences ? Au lecteur de faire sa propre lecture.

Stella Fortuna, c'est l'histoire d'une femme qui ne rêve que d'émancipation et qui se heurte à son époque, à ses mœurs, et à sa culture.

Elle qui ne souhaite rien d'autre que d'être libre et aspirer à une vie indépendante, sans mari et sans enfants, sera sans cesse rappelée à sa condition de femme et à son rôle de génitrice.

Et si finalement, c'était là son plus grand malheur ? Quelle vie a-t-on lorsque tout le monde décide pour soi ?

Il y a une telle diversité de thèmes abordés dans ce roman (la condition de la femme, l'immigration, la transmission générationnelle, la liberté de choisir, le déracinement,...), une telle densité d'écriture, et une telle profondeur dans l'évolution du personnage de Stella que cette dernière prend vit sous nos yeux et que l'on ne peut que s'associer à ses tourments et à ceux de sa famille.

Un roman éblouissant, pourtant teinté de tristesse, dont on peine à tourner la dernière page sans regretter qu'il s'achève déjà. Un premier roman à la plume magnifique, pour une autrice à suivre de près.


Histoire du fils
15,00
par (Libraire)
14 septembre 2020

Avec une chronologie fantaisiste et débridée cernée d'ellipses, Marie-Hélène Lafon construit un roman attachant et crée une tension jusqu'à la dernière page.

Elle y construit le portait d'un fils privé d'un père et celui de sa mère, cette Gabrielle, affranchie et libre au mitan de ce vingtième siècle.

Douze tableaux se dessinent sous nos yeux ébahis par tant de virtuosité romanesque.

L'économie du récit crée un suspense, il oblige le lecteur à une bénéfique gymnastique de l'esprit à la fois nécessaire et impérieuse.

L'auteure reste le dépositaire de personnages ayant existé et qui lui ont confiés la matière pour écrire un si beau. roman.

Seule l'écriture de Marie-Hélène Lafon pouvait leur rendre un si bel hommage.


Carnets d'enquête d'un beau gosse nécromant
20,90
par (Libraire)
14 septembre 2020

Ils sont trois : Hye-Jun, la nerd aux talents informatiques incomparables mais à l'hygiène douteuse, Su-cheol le gorille amateur d'armes (le plus souvent factices) qui soutire les informations, sans oublier l'inénarrable Han-Jun, prétendu Chaman qui n'a de sa fonction que le titre, et qui gère sa petite entreprise toute aussi frauduleuse que lucrative, d'une main de maître.

Ce qui semble débuter par une enquête mineure avec l'apparition d'un fantôme chez une cliente, prend une ampleur inattendue lorsque l'on découvre en parallèle le corps calciné d'une adolescente dans les égouts.

À partir de là, ce trio va croiser le chemin des enquêteurs de la Police criminelle : et si leur enquête respective était plus liée qu'ils ne le pensaient ?

Avec ces héros archétypaux, son ton enlevé voire son côté décalé, et son enquête brillamment menée, les "Carnets d'enquête d'un beau gosse nécromant" est une plongée haletante dans cette Corée oscillant entre valeurs traditionnelles et culture de la modernité.

À lire sans hésitation !


Qui sème le vent

Rijneveld, Marieke Lucas

Buchet-Chastel

20,00
par (Libraire)
14 septembre 2020

Le croco jaune Haribo que personne n'a choisi et qui reste au fond du sachet de bonbons, voilà comment se décrit la jeune narratrice du premier roman coup de poing de la néerlandaise Marieke Lucas Rijneveld. Perpétuellement serrée dans sa parka rouge, elle décrit avec rudesse la dérive d'une famille de fermiers ultra protestante qui sombre dans une obscurité sépulcrale suite au décès accidentel du fils aîné.

Avec une écriture personnelle et extraordinaire de réalisme, elle observe dans l'angoisse la lente agonie des siens désormais ferrés dans un silence sans fin.
Ce roman qui est une véritable bombe dans cette rentrée littéraire se lit avec le même sentiment que celui que l'on ressent lorsqu'on triture une dent de lait sur le poing de tomber et qu'elle résiste provoquant une douleur lancinante et vicieuse.

Un premier texte inoubliable, glacial et criant de sincérité.

Public averti néanmoins, mais quel talent elle a cette jeune femme!!!!!


Frida Kahlo ou Le petit cerf blessé

Cortanze, Gérard de

Libretto

8,10
par (Libraire)
13 septembre 2020

« Pourquoi voudrais-je des pieds puisque j'ai des ailes pour voler ? »

Sept c’est le nombre de chapitres que Gérard de Cortanze a consacré à Frida Kahlo dans ce recueil inspiré d’un autoportrait « Le petit cerf blessé » où l’artiste se représente avec un corps de cerf criblé de flèches.

Au fil des chapitres, ses amours, ses drames, ses créations, sa fureur de vivre et ce besoin urgent de créer. L’auteur nous éclaire sur cette alchimiste qui transforme ses douleurs en créations artistiques, femme inspirée et inspirante, féministe et communiste accomplie, artiste talentueuse libre et libérée.

Une vie à lire, une artiste à connaitre, une femme à reconnaître, et un parcours à admirer.

À lire du même auteur sur Frida Kahlo « Frida Kahlo, la beauté terrible » et « Les amants de Coyoacan ».