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Conseils de lecture

Les évaporés
19,00
par (Libraire)
28 août 2013

Partis sans laisser d'adresse

Une quête d'identité au pays du soleil levant. C'est rythmé, ça se lit tout seul, on entre tout de suite en empathie avec les personnages et, un peu à la manière d'un roman policier, on a vraiment envie de savoir ce qui va advenir à chacun d'entre eux. Et puis, il y a de très belles pages sur le Japon. On est loin de l'image un peu trop convenue que je m'en faisais. C'est le Japon de l'Après Fukushima et des Johatsu. C'est ainsi qu'on nomme là-bas ces personnes qui disparaissent sans laisser aucune adresse derrière eux. Sans-droit et sans identité, les Johatsu seraient chaque année plus nombreux au Japon et Kaze est de ceux-là. Sa fille, Yukiko, qui habite les États-Unis, décide de tout faire pour le retrouver. Avec l'aide de son ancien amant (mais toujours secrètement amoureux), le détective Richard B., elle mène l'enquête en se rendant sur place... Une écriture précise et pleine d'émotion, beaucoup de suspense... Bref, un vrai coup de coeur !


Georgia
17,00
par (Libraire)
28 août 2013

L'amour à vif

Mon gros coup de coeur de la rentrée est pour un premier roman. C'est un livre qui m'a vraiment retournée. Lui, arrive du Sénégal. À Paris, de travail au noir en logement insalubre, il vit sa vie de sans-papier avec tout cela implique de stress et de désespoir. Un jour, il rencontre une jeune toxicomane. Commence alors entre eux deux une grande histoire d'amour...

La rencontre de ces deux écorchés vifs est racontée avec tant de force et de poésie que j'ai dû plusieurs fois reposer le livre pour reprendre mon souffle. Il faut dire que c'est très dur parfois. Pour parler de la France, de l'immigration, l'auteur trouve les mots qu'il faut et s'il use de métaphores c'est sans jamais tomber dans les clichés. Et puis, il a trouvé le bon rythme pour raconter cette histoire ! C'est un tel plaisir à lire que je l'ai déjà lu deux fois.


Je ne retrouve personne
17,90
par (Libraire)
24 août 2013

Vivre avec la Vie...

Retrouver l'écriture, le style d'Arnaud Cathrine dans ce huitième roman est un ravissement !

Aurélien Delamare, trentenaire en "crise", écrivain, sensible, quitte provisoirement, Paris pour aller à Villerville, en Normandie - contraint et forcé par les siens - régler la vente de la maison familiale. La maison de l'enfance, des souvenirs, des rencontres, des histoires. Une contrainte dont il faut s'acquitter dans les plus brefs délais.

Le provisoire souvent dure et Aurélien, reste, comme guidé par quelque chose de profond qui le dépasse. La recherche de traces? Un Retour aux sources? Une quête de personnes? De voix? De fantômes ? Le sentiment d'exister? Rompre la solitude? Tout simplement vivre peut être ?

Le doute, l'incertitude. Etat des lieux.

Douce mélancolie enivrante et sournoise aussi qu'il s'agit de dépasser...

Ne retrouver personne -logique implacable du Temps et des jeux de la Mémoire déformante - mais bien plutôt, peut être, se Trouver, enfin,un peu.

Un roman comme une balade en bord de mer, sous un ciel gris : moment de lecture saisissant et frappant de force, d'énergie, de vérité...


Consolation
16,00
par (Libraire)
24 août 2013

La vie qui passe...

La vie, ses grands bonheurs mais aussi ses terribles catastrophes.
Une famille "classique", heureuse : un père, une mère, trois enfants, deux garçons, une fille - la narratrice du roman...une certaine idée de l'équilibre, de l'harmonie.
Puis, le drame, l'horreur absolue s'invitent dans ce cadre : le décès accidentel d'un des enfants, le fils prodige promis à une brillante carrière de pilote de chasse dans l'armée.

La souffrance viscérale, la douleur, l'abattement. La vie de chaque membre de la famille "implosée" qui compose avec cette réalité insupportable. Des accommodements de survie. S'il est évident que rien ne peut se substituer , remplacer ou faire oublier l'être cher, le Temps, longtemps, qui passe, aide à faire avec en continuant de respirer...

Ce premier roman de Nathalie Aumont est d'une pudeur, d'une délicatesse, d'une émotion, d'une justesse qui ne laisseront personne indifférent. A n'en point douter.

La Consolation est efficiente ( n'en déplaise à Stig Dagerman ), lente marche vers le Possible encore...


Les faibles et les forts, roman
16,00
par (Libraire)
23 août 2013

En eaux troubles

Tout commence par une descente de police... et se termine dans les eaux boueuses du Mississippi. C'est un court roman qui dès les premières pages donne le ton : par-delà le fait-divers, c'est bien de la grande Histoire des afro-américains dont il sera question. La construction extrêmement précise de ce roman choral nous entraine au fil des pages, dans un mouvement de balancier, de l'Amérique d'aujourd'hui jusqu'aux heures sombres de la ségrégation raciale. Une émotion qui prend aux tripes. Incontestablement, une pépite de cette nouvelle rentrée littéraire.