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GUIRLANDA
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Format
Objet (globe terrestre, sous-mains, etc.)
EAN13
9782203025233
ISBN
978-2-203-02523-3
Éditeur
Casterman
Date de publication
Collection
AUTEURS
Nombre de pages
392
Dimensions
28 x 21 x 4 cm
Poids
1400 g
Fiches UNIMARC
UTF-8 / MARC-8
Indisponible

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Malgré ses 400 pages, Guirlanda surprend par sa fraîcheur, son dynamisme, et son énergie. L’album se distingue des grands succès de Lorenzo Mattotti (Feux, Murmure, Stigmates, Docteur Jekyll & Mister Hyde, Le Bruit du givre) par sa spontanéité et son insouciance. Un résultat qui ne doit rien au hasard. « Après Le Bruit du givre, j’ai eu envie de respirer un peu. J’envisageais de faire une parenthèse d’un an, avant de me lancer dans un nouvel album plus sérieux. Je ne voulais plus être angoissé par la quantité de travail que représente un livre aussi dur, aussi éprouvant. Je souhaitais retrouver un peu de légèreté, m’amuser avec le dessin, un peu comme je le fais lorsque j’improvise à la plume dans mes cahiers », raconte l’auteur de Doctor Nefasto. Des improvisations pour lesquelles il emploie un style qu’il a lui-même qualifié de « ligne fragile », par opposition à une ligne claire solidement encrée dans la planche, quasiment indéboulonnable. « La ligne fragile est un dessin émotionnel. C’est un style qui permet de retranscrire sur le papier l’état d’esprit dans lequel on se trouve. » Lorenzo Mattotti a utilisé la ligne fragile pour L’Homme à la fenêtre, publié en 1992. Il lui a également consacré un imposant recueil de dessins à la portée théorique manifeste. Sobrement intitulé Ligne fragile, il est paru en 1999 aux Éditions du Seuil.

Comme l’explique Lorenzo Mattotti, le style de Guirlanda ne peut toutefois pas être qualifié de ligne fragile. « La bande dessinée a des conventions qui ne permettent pas de conserver ce niveau de sensibilité tout au long d’un album qui ne compte pas moins de 400 pages. » En revanche, les recherches effectuées par l’auteur relèvent, elles, clairement de cette école. Certains de ces croquis au trait tremblant sont d’ailleurs visibles dans l’album. Si un projet aussi ambitieux que Guirlanda laisse donc difficilement la place à l’improvisation, la légèreté initialement recherchée par l’auteur est pourtant palpable tout au long de la lecture de l’album. « J’ai été limité dans ma volonté d’improviser, mais j’ai toujours pu conserver l’immense plaisir du dessin à la plume. » Lorenzo Mattotti s’est même lancé dans quelques impressionnantes improvisations virtuoses, comme la séquence des fumées (pages 36 à 50), celle de la colère de la montagne (pages 95 à 107), ou encore celle du chant du Guir (pages 375 à 382), qui conclut l’histoire. « Ces scènes procurent un grand plaisir au dessinateur que je suis. Je me laisse aller à la spontanéité mais mon expérience me permet de ne jamais trop m’éloigner de la narration. » Ce sont précisément cette insouciance volontaire et cette énergie débordante qui font de la lecture de Guirlanda un voyage épique et fantastique hors du commun, et un album tout simplement génial.
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