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Le convive et le savant, Sophistes, rhéteurs, grammairiens et philosophes au banquet de Platon à Athénée
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Format
Broché
EAN13
9782251447025
ISBN
978-2-251-44702-5
Éditeur
Les Belles Lettres
Date de publication
Collection
Études anciennes Série grecque
Nombre de pages
392
Dimensions
23 x 15 x 2 cm
Poids
605 g
Langue
français
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Le convive et le savant

Sophistes, rhéteurs, grammairiens et philosophes au banquet de Platon à Athénée

Les Belles Lettres

Études anciennes Série grecque

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Pourquoi Platon, Xénophon, Plutarque, Lucien et Athénée ont-ils choisi de placer leurs savants personnages dans des banquets ? Aucun d’entre eux ne semble pouvoir se comporter à table et dans le vin comme il le ferait dans le cercle, moins agité, d’une école. Il en va jusqu’à Socrate qui, loin de refuser les plaisirs de la chère, s’en sert pour conduire ses compagnons de boisson vers la philosophie. Car le banquet ne constitue pas le simple cadre formel de discussions plus déliées qu’ailleurs : il en devient le sujet même et permet, à partir d’une incongruité ou d’une plaisante obscurité, d’ébranler l’opinion première des convives et de créer les conditions d’une recherche partagée. Mauvais savant serait celui qui, dans de pareilles circonstances, revendiquerait un savoir établi et définitif pour refuser le plaisir symposiaque d’une conversation volontiers facétieuse à laquelle chacun, loin de toute érudition de mauvais aloi, doit, au contraire, apporter son écot. La table et le vin révèlent l’homme tel qu’il est, philosophe ou ignorant, non seulement dans ses paroles mais aussi dans ses actes : bon convive est le vrai savant.
Why did Plato, Xenophon, Plutarch, Lucian and Athenaeus choose to place their prominent scholars at banquets? None of them seems to have known how to behave themselves while eating and drinking at a table as he would have done in the less boisterous setting of a school. Such was the case even with Socrates, who, far from shying away from the pleasures of a good meal, used banquets as a means to lead his drinking companions to philosophy. For a banquet was not merely a formal setting for more free-flowing discussions than elsewhere: it became the very subject of them, and made it possible, on the pretext of an incongruity or pleasant nebulousness, to sway the guest’s initial opinion and lay the groundwork for a common quest for truth. The dinner table and wine reveal an individual as he truly is—a philosopher or an ignoramus—not only through his words, but also through his actions: a well-behaved guest is a true scholar.
Yannick Scolan, who holds a PhD in Greek Studies from Université Paris-Sorbonne and an agrégation in classical literature, teaches in preparatory classes for literary studies. He contributes, as an external member, to research carried out by the E.A. 1491 EDITTA team.
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