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Format
Broché
EAN13
9782841749508
ISBN
978-2-84174-950-8
Éditeur
Kimé
Date de publication
Nombre de pages
200
Dimensions
21 x 14 x 0 cm
Poids
1 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Philosophia scientiae vol. 23/3

Les circulations scientifiques depuis le début du XXe siècle : nouvelles perspectives d’étude

Kimé

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Les circulations scientifiques internationales ont connu un développement important, en même temps que la communauté savante, depuis la Deuxième Guerre mondiale, et exponentiel au cours des dernières décennies. Pourtant, cette question, contrairement à celle des étudiants internationaux, n’a pas encore suscité beaucoup de travaux en sciences humaines et sociales. Ce mouvement de grande ampleur, qui n’épargne plus aucune région du globe, est volontiers observé et commenté, parfois à grand renfort de grilles de lectures préétablies – dont la fameuse "fuite des cerveaux", pourtant largement nuancée ces dernières années – sans toujours pénétrer au cœur de ses rouages et de ses manifestations les plus fines. Il nous a donc paru important de proposer un numéro thématique consacré à ces circulations, afin d’y faire un état des lieux des études en cours, de stimuler la réflexion dans ce domaine et de proposer de nouvelles approches : l’originalité des pistes de recherche constitue un aspect déterminant dans la préparation de ce numéro, qui n’ambitionne pas de dresser un bilan des travaux déjà réputés, mais de cibler de nouvelles perspectives de travail.
Ce numéro fera ainsi une large part à l’histoire récente (depuis le début du XXe siècle, avec une prédilection toute particulière pour l’après-Deuxième Guerre mondiale, jusqu’à nos jours), afin de mieux comprendre les évolutions survenues dans ces circulations au regard des périodes précédentes, de la science classique au XIXe siècle, souvent mieux connues. Ces circulations récentes peuvent ainsi revêtir différentes facettes, de la dimension institutionnelle la plus large, par exemple au travers de l’ouverture de certains grands établissements de recherche vers l’international, à l’approche la plus spécifique, autour par exemple du parcours de certaines communautés ou personnalités qui, au travers de leurs actions et de leurs carrières, les ont encouragées et reflétées, ou analysées et commentées. Dans cette optique, ce numéro privilégiera les points de vue interdisciplinaires, en lien notamment avec la sociologie des sciences, de la philosophie, les relations scientifiques internationales, qui permettront également de mettre en exergue le rôle d’acteurs ne relevant pas des institutions traditionnelles : à côté des universités et des organismes de recherche, champs d’observation courants des circulations scientifiques, porteurs des grands projets internationaux et des programmes d’échanges les plus établis, figurent d’autres intervenants, ONG, associations, réseaux professionnels et de plus en plus amateurs, qui participent de ce mouvement.
Une telle approche suscitera à l’évidence de nombreuses questions et problématiques nouvelles qui seront développées dans ce numéro, notamment à travers la question du genre qui revêt aujourd’hui un enjeu crucial des débats qui jalonnent les pratiques circulatoires.
Les circulations scientifiques internationales ont connu un développement important, en même temps que la communauté savante, depuis la Deuxième Guerre mondiale, et exponentiel au cours des dernières décennies. Pourtant, cette question, contrairement à celle des étudiants internationaux, n’a pas encore suscité beaucoup de travaux en sciences humaines et sociales. Ce mouvement de grande ampleur, qui n’épargne plus aucune région du globe, est volontiers observé et commenté, parfois à grand renfort de grilles de lectures préétablies – dont la fameuse "fuite des cerveaux", pourtant largement nuancée ces dernières années – sans toujours pénétrer au cœur de ses rouages et de ses manifestations les plus fines. Il nous a donc paru important de proposer un numéro thématique consacré à ces circulations, afin d’y faire un état des lieux des études en cours, de stimuler la réflexion dans ce domaine et de proposer de nouvelles approches : l’originalité des pistes de recherche constitue un aspect déterminant dans la préparation de ce numéro, qui n’ambitionne pas de dresser un bilan des travaux déjà réputés, mais de cibler de nouvelles perspectives de travail.
Ce numéro fera ainsi une large part à l’histoire récente (depuis le début du XXe siècle, avec une prédilection toute particulière pour l’après-Deuxième Guerre mondiale, jusqu’à nos jours), afin de mieux comprendre les évolutions survenues dans ces circulations au regard des périodes précédentes, de la science classique au XIXe siècle, souvent mieux connues. Ces circulations récentes peuvent ainsi revêtir différentes facettes, de la dimension institutionnelle la plus large, par exemple au travers de l’ouverture de certains grands établissements de recherche vers l’international, à l’approche la plus spécifique, autour par exemple du parcours de certaines communautés ou personnalités qui, au travers de leurs actions et de leurs carrières, les ont encouragées et reflétées, ou analysées et commentées. Dans cette optique, ce numéro privilégiera les points de vue interdisciplinaires, en lien notamment avec la sociologie des sciences, de la philosophie, les relations scientifiques internationales, qui permettront également de mettre en exergue le rôle d’acteurs ne relevant pas des institutions traditionnelles : à côté des universités et des organismes de recherche, champs d’observation courants des circulations scientifiques, porteurs des grands projets internationaux et des programmes d’échanges les plus établis, figurent d’autres intervenants, ONG, associations, réseaux professionnels et de plus en plus amateurs, qui participent de ce mouvement.
Une telle approche suscitera à l’évidence de nombreuses questions et problématiques nouvelles qui seront développées dans ce numéro, notamment à travers la question du genre qui revêt aujourd’hui un enjeu crucial des débats qui jalonnent les pratiques circulatoires.
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