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LE VOYAGE INTERDIT ALGER-JÉRUSALEM
Format
Broché
EAN13
9782912833655
ISBN
978-2-912833-65-5
Éditeur
PROVINCIALES
Date de publication
Nombre de pages
300
Dimensions
19 x 14 x 1 cm
Poids
373 g
Fiches UNIMARC
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Le Voyage Interdit Alger-Jérusalem

Provinciales

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« D'Israël, je ne savais rien » et « Là d'où je viens, l'Algérie et le communisme, Israël est un tabou, le plus grand. Le transgresser a été l'aboutissement d'un très long cheminement. Il a d'abord fallu que les menaces de mort islamistes m'obligent à quitter l'Algérie... » écrit Jean-Pierre Lledo, cinéaste algérien né à Tlemcen en 1947 dans une famille communiste d'origine espagnole. Formé en Union soviétique, il était assez bien vu par le régime algérien depuis l'Indépendance, et ce n'est qu'au moment de la parenthèse démocratique qui propulsa sur la scène politique les Frères musulmans et déboucha sur la meurtrière guerre civile algérienne qu'il avait dû, par précaution, s'exiler en Europe. Il s'était déjà aperçut qu'un communiste juif n'était pas un communiste arabe comme les autres, mais c'est après la reprise en main de l'État par le FLN, que son regard sur l'Algérie commença vraiment à ce dessiller. Ses ennuis débutèrent quand son nouveau film fut interdit : Algérie, histoires à ne pas dire (2007) révélait l'origine religieuse des violences initiales de la « guerre d'indépendance » algérienne contre les « mécréants » de type européen, et déplut au pouvoir algérien et à beaucoup de ses amis. Invisible en Algérie, ce film-là se trouva par hasard sélectionné à l'occasion d'un festival international par une délégation israélienne qui invitait le réalisateur à Jérusalem pour le présenter : c'est le début d'une remise en cause, d'une découverte et d'une métamorphose qui le conduira peu à peu à surmonter ses puissantes réticences à l'égard du « pays interdit » et sortir du carcan idéologique qui l'avait presque obligé de ne pas (re)connaître sa judaïté. Touché par la simplicité et la diversité des Israéliens, il décide d'étudier l'histoire du peuple juif, avant de revenir sur place plus longuement et de comprendre pourquoi il avait refoulé si longtemps ce « pays absent ». « Nation plutôt que religion », le judaïsme ne l'avait pourtant pas empêché de rompre politiquement avec la partie de sa famille qui y résidait depuis les années soixante et qu'il refusa de visiter : « préjugés politiques masquant un trouble identitaire », sans doute. Dans les quatre long métrage qui sortent en salle en France prochainement « Israël - le voyage interdit », il raconte longuement (quatre fois trois heures) sa découverte de ce pays et comment il a appris peu à peu, à son contact, à surmonter la « force de ses préjugés ». Dans le film il est derrière la caméra, mais dans ce livre étonnant, il raconte et explique avec humour, franchise et simplicité cle parcours singulier mais significatif qui l'a conduit à cela : « seul ce qui est singulier peut être universel », souligne Ziva Postec, la productrice et chef-monteuse de ce film, qui alterne les témoignages surprenants et l'analyse politique, culturelle et psychologique de cette forme de déni persistant, pas très rare et puissant mais très rarement vaincu. AUTEUR Jean-Pierre Lledo, observateur perspicace des « printemps » arabes, chroniqueur de divers médias en ligne (Atlantico, Causeur, etc.) a notamment publié chez Armand Colin : Révolution démocratique dans le monde (2012) et Le monde arabe face à ses démons (2013). Au cinéma il est l'auteur du documentaire remarqué sur les violences ethnico-religieuses de la guerre d'Algérie, Algérie, histoires à ne pas dire (2007), ainsi que de nombreux autres films, où il aborde notamment la question, ingnorée en Algérie, de l'exode des non-musulmans depuis l'Indépendance.
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