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Ma mère, musicienne, est morte de maladie maligne à minuit, mardi à mercredi, au milieu du mois de m
Format
Broché
EAN13
9782917084472
ISBN
978-2-917084-47-2
Éditeur
Le Tripode
Date de publication
Collection
Attila
Nombre de pages
288
Dimensions
20 x 14 x 0 cm
Poids
362 g
Fiches UNIMARC
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Ma mère, musicienne, est morte de maladie maligne à minuit, mardi à mercredi, au milieu du mois de m

De

Le Tripode

Attila

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Le Livre

« Louis Wolfson est une catégorie d’écrivain à lui tout seul » (Paul Auster, interview de juin 2011)

Voici un texte où tout, absolument tout est exceptionnel. L’auteur tout d’abord : schizophrène américain, écrivant en français et adulé en France, depuis un livre publié par Gallimard en 1970, par des personnalités aussi différentes que Queneau, Deleuze, Foucault, Le Clézio, Auster et Pierre Alferi. Le sujet ensuite : la chronique d’une mort maternelle annoncée depuis le titre ; le récit, tout aussi sidérant qu’émouvant, d’un marginal qui doit simultanément faire face à la mort de sa mère et à la fin d’une tutelle d’un demi siècle. La langue enfin : d’une telle inventivité et force que Le Clézio n’a pas hésité à rapprocher Wolfson de Sade ou Lautréamont...

Ma mère, musicienne... est en fait la narration des seize derniers mois de vie que l’auteur partage, d’octobre 1975 à mai 1977, avec sa mère atteinte d’un cancer. S’y mêle un compte-rendu de ses déambulations dans le New York des années 70, et notamment de ses visites des hippodromes de banlieue où, passionné de jeu, il se risque à de complexes paris hippiques.

L’Auteur

Louis Wolfson est né en 1931 aux États-Unis. Précocement diagnostiqué schizophrène, il est placé durant son adolescence, par sa mère, dans des instituts psychiatriques. Cette expérience de l’internement – où il subit notamment de violentes séances d’électrochocs – lui laisse une rancune et une méfiance particulières vis-à-vis de l’espèce humaine, mais aussi une détestation radicale de sa langue maternelle, dont il refuse l’usage. Il apprend des langues étrangères (notamment le français, l’allemand, l’hébreu et le russe) et s’habitue à traduire spontanément dans un sabir de toutes ces langues – selon un procédé d’une extrême sophistication – ce qui lui est dit en anglais.

Dans les années 60, il expose, en français, les principes de son système linguistique et l’usage quotidien qu’il en fait. Le Schizo et les langues est publié en 1970 chez Gallimard par Jean-Bertrand Pontalis et connaît d’emblée un immense succès critique. Son second texte – Ma mère, musicienne,... – est publié une première fois par les éditions Navarin en 1984. Malgré le caractère plus confidentiel de cette édition, le tirage est rapidement épuisé et l’ouvrage, devenu culte, circulait depuis plusieurs années sous forme de photocopie. La présente version a été entièrement revue et augmentée par l’auteur en 2011.

A PROPOS DE LOUIS WOLFSON

« Une de ces œuvres rares qui peuvent modifier notre perception du monde. »

Paul Auster

« Comme il sait invoquer sa « folie » pour parvenir à ses fins ! »

J.B. Pontalis

« Cette aventure, c’est l’aventure des mots.»

Gilles Deleuze

« D’un intérêt exceptionnel. »

Raymond Queneau

« Le procédé (…) décompose un état de langue par un autre, et de ces ruines, de ces fragments, de ces tisons encore rouge bâtit un décor pour rejouer les scènes de violence, de meurtre et d’anthropophagie. »

Michel Foucault

« Ici toutes les lois de l’équilibre sont rompues. »

J.M.G. Le Clézio
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