Suivez-nous
GROTESQUES (LES), Les figures de l'imaginaire dans la peinture italienne de la fin de la Renaissance
Format
Poche
EAN13
9782080800244
ISBN
978-2-08-080024-4
Éditeur
Flammarion
Date de publication
Collection
Champs (Flammarion) (CHAA000024)
Nombre de pages
192
Dimensions
18 x 10 x 1 cm
Poids
225 g
Langue
français
Code dewey
759.509
Fiches UNIMARC
S'identifier

Grotesques (Les)

Les figures de l'imaginaire dans la peinture italienne de la fin de la Renaissance

De

Flammarion

Champs (Flammarion)

Indisponible
Le mot grotesque devient au XVIIe siècle un qualificatif essentiellement négatif, synonyme de bizarre, de ridicule ou d'extravagant. Mais il fut d'abord employé dès le début du siècle précédent pour désigner des peintures murales largement inspirées des fresques et des reliefs antiques, auxquels s'ajoutaient parfois des réminiscences des marginalia gothiques. Ce genre décoratif connut un immense succès tout au long du XVIe siècle, d'abord en Italie, puis un peu partout en Europe, en s'étendant à la sculpture, à la gravure et à bien d'autres techniques. Partant de motifs et de schémas essentiellement antiquisants, le langage des grotesques s'est progressivement détaché de cette référence figurative en s'inspirant de diverses matrices culturelles contemporaines. C'est donc l'analyse de ces voisinages déterminants et de ces relations constitutives qui permet de rendre compte du fonctionnement multiple de ce langage apparemment incohérent, et d'en dégager la spécificité historique et la densité culturelle : le rapport à la tradition hiéroglyphique, au collectionnisme éclectique et à l'esthétique de l'abondance, la littérature burlesque, la logique épistémique des hybrides ou la construction rhétorique et paradoxale des compositions apportent autant d'éclairages décisifs sur les nombreux décors pris en considération. Les grotesques apparaissent de la sorte comme une expression tout à fait emblématique de la culture maniériste et c'est à ce titre qu'elles sont devenues la cible privilégiée des critiques post-tridentines.
S'identifier pour envoyer des commentaires.