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Alex-Mot-à-Mots

http://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar
16 mai 2019

Dissidence

Tchécoslovaquie, avant l’emprisonnement de Vaclav Havel.

Dans une petite ville de province, lors d’une représentation d’un de ses spectacle, il se lit d’amitié avec Tomas Kusar, simple cheminot qui aime photographier les écorces d’arbres.

Petit à petit, au fil des années, Tomas devient actif dans le mouvement dissident mené par Havel. De petites choses : poster des lettres, recopier des textes, et les cacher. Mais cela lui vaut tout de même des interrogatoires et la surveillance de la police.

Jusqu’au Grand Soir.

J’ai aimé suivre Vaclav, de loin.

J’ai aimé le parcours de Tomas, si peu politique et pourtant si engagé, pour ses ami(e)s.

Lenka, son amoureuse, m’a fait de la peine, jeune fille si pleine d’avenir pourtant.

Un texte minimaliste, comme toujours avec Choplin, une prose qui va à l’essentiel.

L’image que je retiendrai :

Celle des photographies de Tomas : au départ, des écorces d’arbres, puis, au fur et à mesure de son engagement, des hommes.

https://alexmotamots.fr/quelques-jours-dans-la-vie-de-tomas-kusar-antoine-choplin/

À la ligne, Feuillets d'usine

Feuillets d'usine

La Table Ronde

18,00
16 mai 2019

travail

Je n’ai jamais travaillé à la chaîne, pardon à la ligne (mais à la caisse d’un supermarché quand j’étais étudiante, je connais donc les cadences infernales).
J’ai été étonnée qu’il y ait si peu de chefs dans ce texte : ils sont rarement présents et leurs exigences ne se font pas sentir.
Il y a en revanche beaucoup de solidarité entre collègues.
Et puis ce travail sans fin, l’ouvrage qui ne varie jamais. Chaque petit matin blême ressemble au précédent.
Un travail du corps qui vide la tête de ses soucis.
J’ai aimé les références littéraires, même si beaucoup ont dû m’échapper.
Il va falloir que je me penche sérieusement sur les chansons de Trenet.

L’image que je retiendrai : Celle des détritus puants qui jonchent l’abattoir.

https://alexmotamots.fr/a-la-ligne-feuillets-dusine-joseph-ponthus/

Einstein, le sexe et moi
16 mai 2019

autisme

Olivier est autiste Asperger mais aussi candidat à Super question pour un champion.

Nous assistons donc à l’enregistrement du jeu. L’occasion pour le narrateur Olivier de se souvenir de son enfance difficile à l’école et au collège ; de ses amours impossibles.

J’ai aimé découvrir les coulisses de l’émission et ses candidats avec le couteau dans les dents qui se sont entraînés des jours et des mois et qui opèrent des choix tactiques.

J’ai découvert Olivier et une enfance proche de la mienne, solitaire.

Une lecture qui ne me laissera pas un grand souvenir mais que j’ai appréciée.

L’image que je retiendrai :

Celle d’Olivier qui rêve de déchiqueter les autres avec les dents.

https://alexmotamots.fr/einstein-le-sexe-et-moi-olivier-liron/

Tangerine, La sueur froide de votre été

La sueur froide de votre été

HarperCollins

20,00
6 mai 2019

suspens

Deux jeunes femmes à Tanger en 1956 : Alice, très fortunée et mariée à John au travail flou ; Lucy, son amie de l’université, qui vient la rejoindre. Depuis son installation à Tanger à cause de son mari, Alice déprime un peu. La venue inattendue de Lucy semble lui redonner un peu d’allant.
Mais Lucy s’insinue de plus en plus dans la vie d’Alice. Et puis le récit revient par bribes sur l’incident qui s’est produit à l’université. Alice, depuis la mort de ses parents, a peur de perdre la tête, et la venue de Lucy ne va pas l’aider à retrouver une stabilité.
Le récit nous fait sans cesse douter : est-ce Alice qui perd la tête ? Pourquoi Lucy ment-elle ? Qui est vraiment John ? Que cherche Maude, la tutrice d’Alice ?

La tension monte, l’étau se ressert autour des personnages. Et toujours la ville de Tanger, sa chaleur étouffante, ses moustiques qui collent les touristes.
Un premier roman bien construit au suspens qui vous tient dans ses filets.

L’image que je retiendrai : "Celle des tenues de Lucy et d’Alice qui leur collent à la peau."

https://alexmotamots.fr/tangerine-christine-mangan/

Surface

Michel Lafon

19,95
6 mai 2019

policier

Quel plaisir de retrouver l’auteur pour un nouveau roman, après sa trilogie du "Victor Coste" et son "One Shot Entre deux mondes".

Changement de décor : nous ne sommes plus dans le 9-3 mais en Aveyron : ses vaches, ses champs, ses villages où tout le monde se connaît depuis l’enfance.

Changement de personnage : Noémie a eu le visage ravagé après une opération de police qui a mal tourné. Elle peine, et c’est normal, à accepter ses cicatrices, le regard des autres.

Si j’ai trouvé la résolution des problèmes de Noémie un peu rapide, j’ai en revanche aimé son adjoint qui met les pieds dans le plat à chaque fois, sans en louper une.

La plongée en eau trouble m’a tenue en haleine.

Le deus ex machina m’a fait grincer des dents : un peu trop facile, cette jeune fille qui réapparaît des années après.

J’ai aimé retrouver les grands noms du polar français cités, même si leur nom apparaît sur des pierres tombales. Cela m’a fait sourire. La Ligue de l’Imaginaire est toujours active.

Un bon polar classique (et sans course poursuite, ouf) qui nous invite à voir derrière la surface.

L’image que je retiendrai :

Celle du lac qui se vide, laissant apparaître l’ancien village fantôme.

https://alexmotamots.fr/surface-olivier-norek/