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L'Autre Monde L.

par (Libraire)
13 juillet 2017

La France sur le pouce

« Je vivais autrefois comme tout le monde. Et à l'époque, cette vie-là me convenait. J'avais un métier, une compagne, une voiture et des rêves plutôt communs. Je n'étais peut-être pas heureux... mais au moins n'étais-je pas malheureux. Ce qui n'est déjà pas si mal. » Ainsi débute La France sur le pouce, road-trip autobiographique d'olivier Courtois.
Une rupture amoureuse et une démission professionnelle suffiront à pousser Olivier Courtois hors de nos conforts habituels. Ce pas de côté, c'est lui qui l'a choisi : il a décidé de faire le tour de la France en stop, de tenter une autre vie, radicale mais pas marginalisante. En effet, Olivier garde ses réflexes de reporter et ouvre grand ses oreilles aux automobilistes qui ont la gentillesse de le prendre dans leur véhicule. Et ce tour de France ressemble peu à peu à une psychanalyse mobile d'une certaine France, celle des campagnes et des petites villes (les grandes sont peu propices à l'auto-stop) : l'ouvrier sans boulot, le père divorcé, la junkie, les malfrats mystérieux, les retraités amoureux...
Olivier Courtois est reporter :il transforme ces expériences en reportages. Et il fait de même avec ce voyage profondément personnel : il nous le transmet, pour notre plus grand profit et notre plus grand bonheur. N'étant pas dessinateur, c'est Phicil qui prend les crayons pour dépeindre cette France, tendre, belle mais parfois dure aussi.

par (Libraire)
13 juillet 2017

Prends soin de toi

C'est l'histoire d'une libération, celle d'un homme qui reprend vie après un chagrin d'amour. Seul dans son nouvel appartement, Achille, notre héros rumine son désespoir. Heureusement, les travaux de rénovation lui occupent les mains et la tête. Un jour, vient le moment où il faut ôter le vieux lino qui recouvre le parquet. Et près de la porte d'entrée, là où le facteur glissait le courrier, Achille découvre une lettre, postée en 1976, et qui était destinée à la précédente locataire, Suzanne.
Cette vieille lettre obnubile Achille, elle l'intrigue, elle lui change les idées. Un jour, il cède à la tentation et l'ouvre : Tristan attend Suzanne à Marseille pour construire la vie dont ils rêvaient. Sur un coup de tête, Achille décide de partir à Marseille. Qu'espère-t-il y retrouver ? Que pense-t-il pouvoir faire de cette vieille histoire d'amour ? Sans doute ne le sait-il pas plus que nous mais c'est l'occasion pour lui de faire le deuil de la sienne et c'est aussi l'occasion d'un magnifique road-trip en vespa, qui passe par Avallon !
Grâce à un dessin très doux et à des couleurs chaudes, ce chagrin d'amour se fait lumineux. A découvrir de toute urgence !

T1 - White Chapel

Milan

15,90
par (Libraire)
18 avril 2017

All work and no play makes Jack a dull boy

Depuis le décès de sa mère, Audrey Rose semble condamnée à vivre dans la cage dorée dans laquelle son père, obsédé à l'idée qu'elle puisse entrer en contact avec le moindre germe, est résolu à l'enfermer. Mais c'est sans compter sur le caractère bien trempé de la jeune fille, qui ne va pas se laisser faire ! Non seulement elle n'a pas l'intention de se laisser cloîtrer pour apprendre à être ce que l'on attend d'une femme de son rang, mais elle est bien décidée à suivre une formation de légiste.
Sauf que nous sommes en 1888, et que s'apprête à sévir celui que l'on connaîtra bientôt sous le nom de Jack l’Éventreur. Quand sa première victime se retrouve sur la table d'autopsie d'Audrey Rose, celle-ci, aidée de son oncle et d'un de ses étudiants, Thomas, aussi séduisant qu'exaspérant, entame une course contre la montre pour retrouver le meurtrier. Mais elle découvre qu'il pourrait être plus proche d'elle qu'elle ne l'aurait cru... Rongée de soupçons, elle va devoir trouver – et assumer, la vérité à tout prix.
Dès la première page, l'estomac bien accroché, on se retrouve plongé dans l'ambiance qui va donner le ton de tout le roman : l'atmosphère d'une salle d'autopsie, à l'époque où la médecine légale en est encore à ses balbutiements, où l'on est, comme l'héroïne, partagé entre le dégoût de la chair morte et l'envie d'en savoir plus, de mener l'enquête tambour battant dans les rues sombres de Londres.
Dans un monde dominé par les hommes, Audrey Rose cherche à se faire sa place, à ne pas juger les femmes dites « de mauvaise vie » qui sont les victimes de Jack l’Éventreur. Elle veut changer l'histoire, prouver qu'elle n'est pas une petite chose qu'on doit protéger, et plus généralement que la femme n'est pas moins capable que l'homme d'avoir un métier et de faire marcher son intelligence, ce qui ne l'empêche nullement d'être fidèle à ses valeurs et d'avoir des sentiments. L'héroïne est féministe, l'enquête palpitante, et le coupable insoupçonnable...

Pocket Jeunesse

18,90
par (Libraire)
11 mars 2017

Les reliques de l'humour

Un monde magique, une école de sorciers, un orphelin élevé par des humains non-magiques – les Normaux –, propulsé dans cet univers lorsqu'il découvre ses propres pouvoirs à l'âge de onze ans, et un méchant mage noir qui sème le trouble... vous avez une impression de déjà vu ? Non, non, vous n'êtes pas dans Harry Potter ! Le héros de cette histoire s'appelle Simon Snow (rien à voir avec Jon), il déteste son camarade de chambrée qui semble être un vampire, et il galère avec les filles, alors être l’Élu, c'est le cadet de ses soucis en cette rentrée des classes ! Il est bien loin, le héros sans peur et sans reproche que tout le monde espère voir en lui...
Carry On commence comme un pastiche, mais c'est avant tout une quête identitaire : Simon ne sait pas d'où il vient, ni où il va. Il est maladroit, il ne sait pas ce qu'il veut devenir, puisqu'il ne sait même pas s'il va vivre assez longtemps pour devenir quelqu'un, et surtout, comment composer avec le futur alors qu'il a déjà du mal avec le présent ? Peut-on vraiment être l’Élu quand on n'est même pas un héros ? Du fantastique, on passe au roman d'initiation, avec un adolescent finalement comme les autres.
Ce roman multiplie les points de vue, donnant un regard différent sur chaque personnage, leur conférant une dimension plus profonde. La petite amie de Simon, Agatha, n'est pas seulement une jolie fille superficielle, son colocataire et ennemi juré, Baz, est moins sombre et belliqueux que veut bien le penser le héros. Simon lui-même prend un relief particulier selon la manière dont il est perçu par tous les autres personnages, tantôt attachant, souvent exaspérant.
Le roman fantastique traditionnel en prend un sérieux coup avec Rainbow Rowell, et montre qu'on peut aborder ce genre avec autant d'humour que de gravité et de sensibilité. Ce qui ressemble de prime abord à une copie regorge en fait d'originalité : une fausse parodie pour un vrai roman d'amour !

12,00
par (Libraire)
31 décembre 2016

Les dents de la mare

Barnabé le crocodile, gourmand à ses heures, trouve bien appétissants les sept canetons qui nagent dans la mare... Le premier est facile à croquer, les suivants, eux, n'ont pas l'intention de se laisser faire, mais ils sont naïfs et facilement bernés par les déguisements astucieux du reptile. Et si le dernier caneton réussissait pourtant à être plus malin ?
Croco contre canetons ressemble à un hommage. Comment ne pas penser aux Dix Petits Nègres d'Agatha Christie en lisant la comptine qui égrène cet album, perdant un caneton à chaque page ? Une comptine quasiment versifiée, qui donne au texte un rythme, une cadence, comme le tic-tac d'une horloge, dont les secondes passent aussi inexorablement que les oisillons disparaissent. Et surtout, ce rythme met encore davantage en valeur la drôlerie du texte de Caio Riter.
Et si Barnabé est passé maître dans l'art du déguisement et du mensonge, c'est bien le septième caneton qui a le verbe le plus haut ! Vous rirez aux larmes (de crocodile) en lisant sa tirade argumentaire face au prédateur qui veut le dévorer, et même si ce dernier ne s'en laisse pas compter, sa proie à encore des plumes à son arc, et n'hésitera pas à en user !