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Kent State, Quatre morts dans l'Ohio

Quatre morts dans l'Ohio

Çà et là

24,00
par (Libraire)
22 septembre 2020

Incontournable !

Backderf est de loin le dessinateur de bandes dessinées américain dont j'admire le plus le travail !
Quelque soit le sujet dont il s'empare ; le milieu underground de la musique punk dans une petite ville de la rust belt au début des années 80 dans "Punk, Rock et Mobile Homes" ; sa rencontre affreusement banale au collège avec le futur serial Killer Jeffrey Dahmer dans les années 70 dans "Mon ami Dahmer" ; ses tribulations rocambolesques de jeune branleur désœuvré à l'arrière d'un camion poubelle dans "Trashed" ; les mille et uns strip de la vie ordinaire d'une Amérique White Trash, gloutonne, absurde, excentrique voir totalement cramée dans "Trues Stories" ; Barckderf en revient toujours au même portrait. Celui de la petite ville de banlieue américaine triste à mourir où on tue le temps comme on peut et avec les ressources qu'on a !
Chroniques sociales fendardes, mordantes, déjantées, glaçantes, trash, les bds de Backderf sont, pour le dire de façon imagée, le reflet d'un rêve américain qui se serait foutu copieusement sur la tronche en s'apercevant dans le miroir !
"Kent State, quatre mort dans l'Ohio", sortie ce mois ci aux éditions Ça et La, est une bd à part dans l'œuvre du dessinateur de presse. Car au fond, si le sujet n'a pas tellement changé. Même rêve. Même désillusion. Les larmes ont remplacé les rires et la rage, l'euphorie, pour raconter non plus une comédie humaine mais une tragédie !
Le 4 mai 1970, sur le campus de l'université de Kent State, un rassemblement d'étudiants opposés à la guerre du Vietnam est violemment réprimé par la Garde nationale qui tire sur les manifestants. Quatre étudiants, âgés de 19 à 20 ans, sont tués et neuf autres gravement blessés.
Derf avait 10 ans à l'époque des faits. Il a vu des troupes traverser sa ville en 1970 et cette évènement sanglant l'a marqué durablement comme bon nombre d'américains. De cette épisode, il tire le récit minutieux et détaillé des 3 jours ayant conduit au drame de Kent State. Aussi brosse-t-il le portrait des étudiants qui sont restés sur le carreau. Jeunes idéalistes, pacifiques, rebelles, esprits libres qui voulaient autre chose de plus beau et de plus désirable pour leur pays. Ainsi que le portrait des membres de la garde nationale, des espions infiltrés de tout bord et de toute la chaîne de commandement qui ne les voyaient alors que comme de sales communistes et de dangereux anarchistes ! C'était l'Amérique de la guerre froide, l'Amérique va-t-en-guerre, parano, mythomane, absurde et irresponsable à l'œuvre ce jour là...
Véritable travail journalistique et leçon d'histoire "Kent State, quatre mort dans l'Ohio" est un témoignage magistral et poignant démontrant l'absurdité de cette boucherie en forme d'engrenage qui provoqua un mouvement de manifestations sans précédent dans tout le pays et contribua plus tard à faire basculer l'opinion publique sur l'engagement américain au Vietnam !
Un incontournable !

- Allan -

VULNERABLES
par (Libraire)
6 juillet 2020

Grand roman noir des vulnérables, des destins fracassés sur les marges délabrées du grand rêve américain. Des gens qui sont "tombés" très tôt et ont découvert bien vite qu'il n'y aurait personne pour les relever. L'écriture de Krawiec, je lui rends grâce, nous sauve encore du gouffre.
Allan -

Robin, Yvan

Lajouanie

9,90
par (Libraire)
6 juillet 2020

Moralité de l'histoire ? Pas de moralité mais le plaisir coupable d'avoir ailmé tuer le travail dans un roman. Si ce n'est pas cathartique, c'est absolument jubilatoire, noir, et bien mordant... Une sorte de "C'est arrivé près de chez vous" mais du côté de Neuville.
Allan -

Le bosquet, roman
24,00
par (Libraire)
6 juillet 2020

Une merveille d'écriture !
Dans une langue exceptionnelle, Esther Kinsky nous invite à arpenter son paysage intérieur en traversant un village, une place, un bosquet, un jardin où des ruines étrusques. Marcher en somme pour mieux se perdre et retrouver ainsi les absents...
Olivier -

Trois heures du matin
par (Libraire)
6 juillet 2020

Marseille de jour comme de nuit

48h sans dormir... Un père et son adolescent de fils déambulent dans une Marseille perdue au milieu des années 80 et vont, de rencontre en rencontre, se retrouver l'un pour l'autre.
L'écriture de Carofiglio, d'une fluidité parfaite, dit tout de la beauté d'une relation père / fils quand l'un et l'autre arrivent à s'écouter enfin.