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Nathalie -.

par (Libraire)
2 janvier 2021

Thriller soigné

Le commandant Verhoeven doit avec son équipe résoudre une affaire de meurtre épouvantable, auquel d'autres crimes vont suivre ou resurgir du passé sans logique apparente.
Mais, il y a toujours une logique.
On suit le déroulement des événements et celui de l'enquête comme si c'était nous qui la menions avec d'autres dont on se sent familier, de l'écriture comme si on y était.
On perçoit les conjectures hiérarchiques, les procédures à respecter, la presse à gérer, la vie personnelle à combiner...et...on se sent terriblement vivant et présent dans le processus à enquêter.
Mais qui écrit cette histoire ?
Où cela nous mène-t-il ?
Terrifiant.

La force de la volonté

Flammarion

26,00
par (Libraire)
2 janvier 2021

Biographie nouvelle, au regard distancié

Cette biographie de Simone de Beauvoir par Kate Kirkpatrick ne prétend pas remettre en question celles qui l'ont précédée, ni même apporter quelque nouvelle vérité.
Elle est née de l'envie profonde de la biographe de chercher à mieux percevoir la philosophe et auteure au regard des publications posthumes.
Kate Kirkpatrick pose tout le long de l'ouvrage la question de la pensée de la philosophe, nourrie et enrichie de ses échanges avec Jean-Paul Sartre mais aussi avec Merleau Ponty, Camus, Lanzmann…, tout en mettant en lumière les questionnements, présents dans sa propre réflexion, avant la rencontre d'avec Sartre, ainsi que leurs points de discorde.
On perçoit dans cette biographie combien penser la vie de ce qu'on fait, ainsi que la question de l'exercice de la liberté d'être, autant que le devenir de chacun non figé comme être définitivement posé, étaient au cœur de toute l'oeuvre philosophique et littéraire de Beauvoir, y compris dans ses mémoires, dans le désir profond d'accéder à tous.
Cet ouvrage offre un regard qui apparaît à qui lit, critique et objectif, comme posé à bonne distance.

20,00
par (Libraire)
2 janvier 2021

L'enfance au plus près

C'est un premier roman, d'une toute jeune femme, poétesse qui travaille dans une ferme aux Pays-Bas et se consacre à l'écriture ; Marieke Lucas Rijneveld.

La narratrice a dix ans. Son grand frère Matthies part seul pour patiner sur le lac gelé, refusant de l'emmener, la trouvant trop petite encore.
En colère, elle, qui craint que son lapin soit tué pour être mangé demande à Dieu qu'il choisisse son frère plutôt que son lapin.
Et Matthies meurt noyé, la glace a craqué.
Le chagrin, la culpabilité, le deuil de la famille et ce que ça fait aux enfants, la mort.
Le silence, pesant.
Les adultes, à la fois tout-puissants et décevants.
Et puis, leurs fragilités qui font les enfants s'inquiéter pour eux autant que les détester parfois.
L'enfance, telle qu'on s'en souvient, surgit par bribes à qui lit.
Elle est faite de fulgurances éclairées sur la vie qui va, d'inventions poétiques aussi, à tenter de saisir par l'imagination le réel qui n'est pas compris, parce que pas dit, pas expliqué par les adultes qui ont oublié qu'ils avaient été enfants, il y a trop longtemps.
L'enfance, dure, cruelle, et fragile, tendre aussi, dite avec des mots durs, cruels et tendres aussi.

par (Libraire)
2 janvier 2021

D'une incompréhensible douceur.

C'est un ouvrage singulier qui dessine de trois regards différents les êtres, leur vie, leur situation.
Elias, son père et Avril se disent tout en disant l'autre, les autres.
C'est un texte d'une poésie telle, qu'elle semble naturelle. Elle coule de source. Elle nous porte dans l'acte même de lire.
Pourtant, ce que vivent les uns et les autres, c'est comme dans la vie qu'on vit nous-mêmes, c'est plein d'anfractuosités, de difficultés à surmonter, d'évènements qui nous font tels qu'on peut apparaître, étranges aux autres.
C'est peut-être parce que cet ouvrage dit cette étrangeté et tout le besoin de douceur qu'on éprouve sans jamais le dire, qu'on se sent porté par ce texte, qu'il nous interpelle, qu'il nous fait nous y sentir bien.

par (Libraire)
2 janvier 2021

Sororité, si tu existes

Adélaïde a 46 ans au début du roman. Elle vient de quitter son mari avec qui elle s'ennuie. Elle se retrouve seule, n'a pas de famille, ni parents, ni enfants. La solitude lui est insupportable mais vite elle achète un chaton qu'elle nomme Perdition !
Elle appelle régulièrement ses amies qu'elle voit de temps à autre. Elles l'écoutent, la conseillent comme elle le fait pour elles en retour puisque chacune a ses propres problèmes.
C'est une femme totalement inscrite dans l'époque. Elle a un boulot dans le monde de l'édition, s'y investit beaucoup de la solitude sans pouvoir y trouver son compte. Travailler reste l'acte nécessaire à subvenir à vivre.
Les tentatives de rencontres se font rares et celles qu'elle voudrait amoureuses extrêmement décevantes.
Vers quoi va Adélaïde ?
Écriture acérée de Chloé Delaume.
Grand talent et humour décalé ou ajusté à l'époque, question de perception,chez cette auteure.
Aussi, c'est important, il y est question de sororité, de belle distance dans les amitiés dans l'acceptation de chacune à voir l'autre telle qu'elle est et de former solidarité.
Reste la solitude intrinsèque aux êtres.