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Sylvie M.

Roman

Flammarion

21,00
par (Libraire)
11 septembre 2020

Merci Monsieur Joncour

Le (trop) discret Serge Joncour publie en cette rentrée un roman très réussi, à la construction parfaite et à la plume toujours aussi plaisante; sans oublier un zeste d'humour entre les lignes...ce qui n'est pas pour nous déplaire.
Dans la famille Fabrier, Alexandre, seul frère d'une fratrie de quatre, veut vivre dans la ferme familiale des Bertranges dans le Lot, comme ses parents, et ses grands-parents avant lui. Difficile pourtant de résister aux tentations de l'extérieur, à la belle Constance, aux sympathiques activistes écologistes. Pas de vision idéalisée de la campagne ici mais la la relation vraie, cruelle, exigeante, entre la nature et les hommes. Depuis la canicule de 1976, l'élection de Mitterrand en 1981, celle de Chirac en 1996 et la tempête de décembre 1999, Joncour dresse le portrait d'une France qui passe de la ruralité à la sur-consommation. Sans cliché, sans dogme et avec beaucoup d'humour, il pointe du doigt les contradictions des écolos, les dérives de la classe politique et l'inéluctable mécanisation de l'agriculture... conduisant la vie paysanne à sa perte. Sans oublier une fin tonitruante !

15,00
par (Libraire)
11 septembre 2020

Un régal !

Quel bonheur de retrouver l'écriture soignée et élégante de Marie-Hélène Lafon. On retrouve ici son Cantal natal. En à peine plus de cent soixante petites pages, voilà 100 ans d'histoire de la famille Lachalme (1908-2008). En cours chapitres qui sautent d'une époque à l'autre sont évoqués le drame initial, les secrets, le fils caché, et surtout la magnifique Gabrielle qui irradie le roman par sa force et son indépendance rares. Faire tenir un si peu de pages tant d'émotion... quel talent ! Le Coeur simple de Flaubert - qu'elle aime tant - n'est pas très loin.

par (Libraire)
13 mai 2020

Quelle vie !

Né en 1884 dans une famille juive modeste, Zinovi Pechkoff (né Sverdlov) voit son destin basculer une première fois lorsqu'il fait la connaissance de Gorki à l'âge de 16 ans. Admirateur du grand homme, il le côtoie au quotidien pendant la révolution bolchévique, jusqu'à être adopté par le grand écrivain qui le considèrera toujours comme son fils. Très proche de lui pendant toute sa jeunesse, à Capri en 1907 où Lénine et Bounine leur rendent visite, puis pendant son exil au Canada et aux Etats-Unis. En 1914, il s'engage à la Légion Etrangère pour combattre pour la France. Y perdre son bars droit ne l'empêchera pas de continuer à vivre une vie trépidante. Officier, puis général, puis ambassadeur, amoureux des femmes, il embrasse la vie avec fougue. Prenant de la distance avec Gorki, c'est vers d'autres horizons et d'autres rencontres qu'il continuera son chemin : les Etats-Unis, le Maroc, le Japon.... Fin connaisseur de l'âme humaine, il rencontrera d'autres grands hommes : de Gaulle, Chang Kaï Shek, Mao, le général Mc Arthur, entre autres.
Passionnant de bout en bout, le récit de cette vie pleine d'allégresse ! Une vie vécue pleinement, dangereusement et amoureusement, jusqu'au bout et avec panache. Avec style comme l'a si bien dit de Gaulle. Pechkoff : un manchot magnifique...mais surtout infatigable.

par (Libraire)
24 avril 2020

Voici Macha Méril en conteuse sensible de sa propre histoire et de ses souvenirs, mais sous les traits de son héroïne, Sonia, arrivée en France en 1939, à l’âge de 10 ans. Emigrée russe d’une famille de Cosaques, d’abord installés en Corrèze, Sonia traversera le siècle sans jamais oublier ses origines, sa famille et son pays. Entre son père Vassia cherchant comment aider à tout prix la Russie livrée aux Bolchéviques et lutter par tous les moyens contre l’Union Soviétique (ce terme qu’ils détestent prononcer), son oncle Vania, parfait russe Blanc dans son taxi parisien, et ses parents français adoptifs, Sonia devra tracer sa propre route. Nous la suivrons jusqu’à ses 80 ans, menant une vie amoureuse et professionnelle à l’image de son âme slave : passionnée et théâtrale.
Macha Méril lève le masque de ses origines et livre un bel hommage à sa famille russe, à la reconnaissance que celle-ci portait à la France, non seulement pour les avoir accueillis mais aussi pour leur avoir donné un nouveau pays à aimer. Un bel hymne à l’immigration discrète des russes Blancs.

par (Libraire)
30 janvier 2020

PIerre Assouline au mieux de sa forme

Avril 1914 : Louis Lambert, jeune professeur de littérature anglaise au lycée Janson de Sailly, rencontre Rudyard Kipling par hasard. Grand admirateur du célèbre écrivain (Le livre de la jungle, Kim....ont rencontré un grand succès), il est invité à passer quelques semaines dans la maison de Kipling, à Bateman's (sud de l'Angleterre) pour enseigner le français à John, fils unique de Kipling. Le poème "If..." , déjà célèbre, n'est pas encore traduit en français. Et notre professeur y travaille. La guerre éclate; John Kipling est porté disparu en 1917 (?); Louis Lambert n'est que blessé. Commence alors pour lui le travail de traduction, et les échanges avec l'écrivain. Entre admiration et critique, la personnalité complexe de Kipling est passé au crible sous la plume érudite de Pierre Assouline au mieux de sa forme. Anglophiles - ou pas - ce livre vous réjouira !