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Avec Olivier Adam
Le , L'Armitière

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Olivier Adam est né en 1974. Il est l'auteur de nombreux livres dont Je vais bien, ne t'en fais pas (Le Dilettante, 2000), Passer l'hiver (L’Olivier, Goncourt de la nouvelle 2004), Falaises (L’Olivier, 2005), À l'abri de rien (L’Olivier, prix France Télévisions 2007 et prix Jean-Amila-Meckert 2008), Des vents contraires (L’Olivier, Prix RTL/Lire 2009), Le Cœur régulier (L’Olivier, 2010), Les Lisières, Peine perdue, La Renverse , Chanson de la ville silencieuse, Une partie de badminton et Tout peut s’oublier (Flammarion, 2012, 2014, 2016, 2018, 2019 et 2020).

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— Tu crois qu’il va venir ? m’a demandé Antoine en s’allumant une cigarette.
J’ai haussé les épaules. Avec Paul comment savoir ? Il n’en faisait toujours qu’à sa tête. Se souciait peu des convenances. Considérait n’avoir aucune obligation envers qui que ce soit. Et surtout pas envers sa famille, qu’il avait laminée de film en film, de pièce en pièce, même s’il s’en défendait.
— En tout cas, a repris mon frère, si demain il s’avise de se lever pour parler de papa, je te jure, je le défonce.
— Ah ouais ? a fait une voix derrière nous. Je serais curieux de savoir comment tu comptes t’y prendre…
Antoine a sursauté. Je me suis retournée. Paul se tenait là, dans l’obscurité, son sac à la main. Nous n’avions pas entendu grincer la grille. J’ignore comment il s’y prenait. Ce portillon couinait depuis toujours. Aucun dégrippant, aucun type d’huile n’avait jamais réussi à le calmer. Mais Paul parvenait à le pousser sans lui arracher le moindre miaulement.

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par (Libraire)
24 juin 2022

[PARUTION LE 18/08/2022 / RENTRÉE LITTÉRAIRE]

Le manque et l'amertume se heurtent aux souvenirs spongieux, rapportant les vivants à leur existence parfois avec fracas. Odile a disparu, elle laisse trois enfants et un mari aimants, une maison avec un jardin, un cocon, un repère.

Une source apparaît sous leur maison après la disparition, ce cours d'eau qui chahute que l'on essaie de contenir, de dévier, de maîtriser. Rien y fait, elle rejoindra la rivière, la maison est touchée, fragilisée.

Il faudra trouver cette force (sur-)naturelle et laisser partir, laisser filer ce qui doit suivre son cours. Zizi Cabane, la benjamine grandit.

Poétique, éco-féministe, puissant.

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