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Sansonnets, Un cygne à l'envers

Sansonnets, Un cygne à l'envers

Pierre Thiry

Books on demand

  • 10 juin 2015

    Pour l'amour de la langue

    Je commence de plus en plus à aimer la poésie et Sansonnets, un cygne à l’envers n’a fait que me convaincre un peu plus. Ce recueil de cent sonnets pourrait très bien être votre livre de chevet. Je pourrais également vous prescrire un ou deux de ces sonnets avant d’aller dormir pour faire de beaux rêves ou deux ou trois de ceux-ci avant de démarrer la journée, pour vous mettre en joie.


    Alors certes, ces sonnets ne sont pas vraiment « classiques » a proprement parler, les formes ne s’apparentant ni au sonnet italien, ni au français (en raison du choix des rimes même s’il y a bien deux quatrains et un sizain). Mais ça n’est vraiment pas grave, surtout lorsque l’on se plonge dans la postface explicative après avoir savouré le dernier sonnet. On nous y apprend beaucoup de choses de manière ludique, je retrouve ici le côté didactique que j’avais apprécié dans Ramsès au pays des points-virgules. On apprend entre autres que René Rapin (Renatus Rapinus si vous préférez) a écrit que les sonnets sont des « espèces de poèmes imparfaits ».
    J’ai aimé toutes les références aux figures littéraires françaises comme le grand Clément Marot ou Boileau (que l’on peut remercier, après Malherbe pour ses règles classiques à ne surtout pas enfreindre !), mais… Où est le « Prince des poètes » du XVIème, Ronsard ?
    A la fin du livre, Pierre Thiry nous a concocté une recette très sympathique, drôle, qui plairait à tout amoureux des lettres et que je vous invite à découvrir.
    On sent l’amour de la langue à travers ces cent sonnets. Les jeux de mots sont fréquents, présents jusque dans les titres (même sur la couverture, regardez-bien !!). « Fleuve et mots passants » est un sonnet fort en sens, sous forme d’acrostiche, que j’ai bien aimé (comme tant d’autres).
    On retrouve la langue dans tous ses états, sous forme de jeu à toutes les pages, on s’en amuse, on la redécouvre. Si certains poèmes sont simples par le choix d’un vocabulaire limité, on prend tout de même plaisir à attraper la polysémie des mots et leur ambiguïté. A coups de rimes équivoquées, riches ou pauvres, le plaisir et l’amour de la langue française se frayent un chemin jusqu’à notre esprit de lecteur.
    A travers ce recueil, une véritable transmission de joie et de passion s’effectue. Entremetteur entre l’auteur et le lecteur, il véhicule une affection sincère de la langue. La force de ce livre est que beaucoup de ces sonnets peuvent être partagés entre petits et grands, pour le plus grand plaisir de tous. Sansonnets, un cygne à l’envers : A lire et à relire sans modération !


  • 8 mai 2015

    Sansonnets, un cygne à l'envers

    Dès l'instant où "Sansonnets, un cygne à l'envers" était entre mes mains, j'ai su tout de suite que ce n'était pas un simple recueil de poésie. D'ailleurs, ce sont des sonnets et par définition, des pièces de quatorze vers de même mesure, en deux quatrains à rimes embrassées et deux tercets. Ce livre contient un secret que nous dévoile l'auteur. Mais de quoi s'agit-il ? Et bien c'est une recette, mais je ne vous dirais pas laquelle, vous le saurez en lisant la Postface intitulée "Pourquoi ces cent sonnets ? D'où viennent-ils ? Où vont-ils ?".

    D'autre part, j'ai très apprécié l'hommage à "File on missing Redhead" de Lou Cameron paru en 1969 dans "La Série noire" de Gallimard sous le titre "La Rouquine aux sommiers" du sonnet n°14 "Le flic et la rouquine". L'auteur avec humour nous amuse avec la mise en page en utilisant plusieurs styles et tailles de police différents ainsi qu'en écrivant des sonnets où chacun des vers commence par une lettrine qui, mises bout à bout, forment le titre du sonnet ou une phrase comme pour le sonnet n°45 "Fleuve et mots passants" où l'assemblage des lettrines donne ALLO ALLO BIP BIP.
    Pour tout vous dire, j'ai pris le temps de lire ces sonnets comme lors d'un bon repas où l'on profite des saveurs de chaque plat en appréciant chaque ingrédient.
    Pour conclure, je vous cite la dernière strophe du dernier sonnet, donc le n°100 "Ici sombrèrent cent sonnets" :
    Sous un bouquin, frêle navire :
    "Pages gorgées d'eau, il chavire,
    Ici sombrèrent cent sonnets..."
    Merci Monsieur Pierre Thiry d'avoir su plonger vos cent sonnets, dirigés sous votre plume, dans ce merveilleux recueil pour s'y laisser lire à tout jamais pour notre plus grand bonheur.


  • 14 mars 2015

    Magnifique !

    Pierre Thiry est un virtuose. Il assemble les mots comme d'autres assemblent les notes. Et la partition composée par Pierre Thiry dans ces sonnets qu'il nous offre est remarquable.

    Humour et légèreté sont au rendez-vous. Ces cent sonnets sont tous plus pétillants les uns que les autres et nous entraînent, d'un air guilleret, dans un monde parfois fantaisiste mais, surtout, extrêmement réaliste. Pierre Thiry s'attaque gentiment aux maux de notre époque (obsolescence programmée et surabondance de technologies (dans Innovation), nous parle culture (dans Maryline et la grenouille, Ce que pense Gustave du Pont Gustave-Flaubert : il en perd le goût du thé, C'est leste Ernest, ou encore Le flic et la rouquine) ; il y en a pour tous les goûts !

    Vous savez déjà que je joue du violoncelle ? Je voue une admiration éternelle à Mstislav Rostropovitch et à Pablo Casals (un de mes chats s'appelle d'ailleurs Pablo) et à la façon dont ces deux musiciens manient l'archet avec nonchalance.

    J'éprouve le même genre d'admiration pour Pierre Thiry. Il est le Rostropovitch de la littérature contemporaine : il assemble les mots avec tellement de talent, que l'on a l'impression que ses textes "coulent" de son stylo, comme les notes coulent des archets de Rostropovitch et Casals. Et pourtant, la musique comme la littérature demandent beaucoup de travail. Mais on l'oublie à la lecture de ces sonnets, car Pierre Thiry nous transporte dans un univers littéraire qui semble aller de soi et qui nous séduit d'emblée.

    Dernier élément à relever : la qualité du vocabulaire utilisé. Sansonnets, un cygne à l'envers à cela en commun avec tous les ouvrages de Pierre Thiry : quand on ouvre un livre de cet auteur, on sait que l'on va retrouver une qualité qui manque parfois dans certaines oeuvres contemporaines.

    Merci Monsieur Thiry de m'avoir proposé de découvrir cette nouvelle merveille ! Merci pour vos mots, toujours si beaux et qui donnent l'envie d'un jour maîtriser la langue française aussi bien que vous. Et, enfin, merci pour la recette : je la testerai un jour, c'est promis.