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Librairie coiffard

Alexandre Bande, Pierre-Jérôme Biscarat, Olivier Lalieu

Passés Composés

24,00
par (Libraire)
15 septembre 2021

Conseillé par Quentin

Les éditions Passés Composés viennent de publier "Nouvelle histoire de la Shoah" (sous la direction de Alexandre Bande, Pierre-Jérome Biscarat et Olivier Lalieu) avec pour objectif de répondre à différents questionnements sur une vingtaine de thématiques. On sait combien un sujet tel que la Shoah est essentiel dans notre Histoire commune, on sait aussi que c'est un sujet qui a déjà été traité sous de multiples angles.
L'intérêt de "Nouvelle histoire de la Shoah", ce sont toutes ces différentes questions auxquelles des spécialistes répondent de manière simple et détaillée : Qu'est ce qu'un Ghetto ? Quel était leur rôle ? Que savaient les alliés des atrocités du régime Nazi ? Comment enseigne-t-on la Shoah ? Quelle est l'histoire du négationnisme d'après-guerre ?
Les chapitres sont accompagnés d'une bibliographie sélective pour approfondir le sujet.
L'ouvrage est divisé en quatre grandes parties (Origines, étapes et géographie du processus génocidaire, la Shoah en France, Enjeux mémoriels et éducatifs, Questions sensibles) qui permettent d'avoir une vue d'ensemble sur cette période historique .
Un ouvrage essentiel pour comprendre l'histoire de la Shoah d'hier et d'aujourd'hui.

Éditions de l'Observatoire

20,00
par (Libraire)
13 septembre 2021

Conseillé par Stéphanie

Jean Roscoff, l'anti-héros le plus attachant de cette rentrée, est un homme fraîchement retraité, divorcé inconsolable et alcoolique (un peu plus que sur les bords). Jean Roscoff est ce qu'on peut appeler un homme de gauche. Il a vécu tous les combats des années 80, et le voici aujourd'hui, traînant ses regrets et ses échecs comme de grosses casseroles.
Professeur d'université, sa carrière n'a jamais décollé. La faute à "pas de chance" : on prouva  définitivement que les Rosenberg étaient des espions alors que quelques jours auparavant il publiait un ouvrage défendant l'innocence de ces derniers...Maintenant qu'il ne travaille plus, et pour ne pas s'enfoncer dans une déprime insondable noyée dans l'alcool, Jean Roscoff a décidé depuis quelques semaines de se replonger dans un travail d'écriture abandonné quarante ans auparavant. Ce livre sera consacré à Robert Willow, un poète inclassable, un jazzman doué ayant fui le maccarthysme dans les années 50 pour s'installer en France. Compagnon de route des intellectuels parisiens de l'époque, il finit pourtant par s'isoler à Etampes pour écrire. Il se tua dans un accident de voiture dans les années 60. Depuis tout le monde a oublié cet américain si particulier.Ce que Jean Roscoff n'imagine pas un instant, c'est qu'en publiant à quelques dizaines d'exemplaires cette biographie chez un éditeur confidentiel, il va se retrouver très involontairement sous le feu des projecteurs, au centre d'une croisade d'une grande agressivité sur les réseaux sociaux. Et voici notre pauvre Roscoff persécuté, vivant une descente aux enfers à la fois tragique, absurde et drôle. Abel Quentin ose s'emparer de thèmes extrêmement sensibles et difficiles avec une grande habileté : racisme, anti-racisme, appropriation culturelle, dictature des réseaux, cancel culture ... Jean Roscoff est d'une autre génération, d'un autre combat et se trouve complètement dépassé. On referme ce livre un peu sonné par l'histoire de ce perdant magnifique, et très admiratif de l'intelligence avec laquelle l'auteur a su le mettre en scène.

D'Attila au khanat de Crimée. Ve-XVIIIe siècle

Arnaud Blin

Passés Composés

23,00
par (Libraire)
11 septembre 2021

Conseillé par Quentin

Dans "Les conquérants de la steppe", Arnaud Blin nous propose de découvrir ou de redécouvrir une culture plutôt méconnue et qui a pourtant une place importante dans notre histoire mondiale.
L'historien n'est pas à son premier coup d'essai et après une superbe biographie sur Tamerlan (Grand conquérant turco-mongol du XIVe siècle), son nouvel ouvrage permet d'en apprendre plus sur ces cavaliers-guerriers venus d'Asie.
En partant d'Attila et en passant par Gengis Khan ou encore Kubilai. L'auteur n'oublie pas la myriade de petits empires (Khazars, Ouighours ...) ou grandes tribus (Horde d'or ...) qui a existé dans cette région du monde du Ve siècle jusqu'à leur disparition progressive au XVIIIe siècle.
Il est impressionnant d'imaginer ces cavaliers archers principalement nomades affronter les plus grandes puissances de leurs époques respectives. (l'Empire Romain contre les Huns, les Gokturks contre l'Empire Chinois des Tangs, Tamerlan contre l'Empire Byzantin ...)
Partez à la découverte de ces peuples, de leur mode de vie et surtout de leur apport énorme à notre monde.
La meilleure synthèse sur le sujet depuis "l'empire des steppes" de René Grousset.

par (Libraire)
9 septembre 2021

Conseillé par Stéphanie

"La plus secrète mémoire des hommes" s'ouvre sur une dédicace adressée à Yambo Ouologuem. Cet auteur malien fut Prix Renaudot en 1968 avec un livre mettant en scène sept siècles d' histoire d'un empire africain et de sa dynastie. Ce livre s'intitulait "Le devoir de violence". Publié au Seuil, il fut encensé puis détruit par la critique suite à une affaire de plagiat qui, au final, n'en était pas vraiment un ... Ouologuem tenta de se défendre dans un premier temps avant de rentrer au Mali et de se taire à jamais ... Tandis que les éditions du Seuil arrêtaient définitivement la commercialisation du "Devoir de violence".

L'histoire tragique de Ouologuem a inspiré le personnage de T.C.Elimane imaginé par Mbougar Sarr.
Diégane Latyr Faye est un jeune écrivain sénégalais en devenir. Il est lycéen quand il entend parler pour la première fois de T.C. Elimane. Il apprend alors que son livre "Le labyrinthe de l'inhumain" fut voué aux gémonies en 1938 et que son auteur décida de disparaître de la scène littéraire. Le texte aussi disparut complètement.
Diégane oublie un peu cette histoire jusqu'à son arrivée à Paris pour y faire des études. De manière inattendue, l'introuvable 'Le labyrinthe de l'inhumain" va revenir dans sa vie pour l'habiter totalement.
Les cent premières pages du roman sont racontées sous forme de journal. A travers les pensées de Diégane et les discussions animées qu'il a avec son attachant entourage amical, l'auteur interroge l'infini de la littérature, la solitude, l'amour ... Et puis le récit bascule sous une autre forme. Brutalement, on se laisse envoûter par une langue tout aussi séduisante mais différente. Du pays Sérère à l'Argentine, d'Amsterdam à Dakar, de la colonisation à la Shoah, le lecteur s'enfonce dans une quête, multiple, brillante. Le mystère nous enveloppe, nous questionne, et nous voici plongés dans un conte, puis dans une intrigue policière. Il en faut du talent pour soutenir une narration d'une telle ampleur !
Mohamed Mbougar Sarr est un immense écrivain qui sait manier l'humour, l'ironie et une langue insolente pour interroger la condition humaine et la littérature de manière magistrale !
Sélection pour le Prix du roman Coiffard 2022.

Éditions de L'Olivier

17,00
par (Libraire)
9 septembre 2021

Conseillé par Manon R, Coralie, Stéphanie et Rémy

Elle s'appelle Bess, c'est elle qui a perdu l'enfant. Elle a lâché sa main. Juste quelques secondes. Le temps de refaire son lacet. Elle l'a perdu. Alors elle ne va pas rentrer, pas avant de l'avoir retrouvé.
Il s'appelle Benedict, il est le père de l'enfant, et ce matin-là, alors qu'il n'est pas encore levé, il sent que quelque chose ne va pas. Quand il descend, il trouve la porte ouverte. La neige est entrée dans le salon, les bottes du petit ne sont plus là et les manteaux non plus. Pourtant même si Bess est une fille spéciale, elle sait qu'on ne doit pas sortir quand le blizzard tombe.
Il s'appelle Cole. Il a la gueule de bois et pense que Benedict se fout de lui quand il frappe ce matin-là et lui intime de partir avec lui à la recherche de Bess et de l'enfant dans le blizzard.
Il s'appelle Freeman, c'est un vieil homme et il n'a pas fermé l'oeil de la nuit avec ce temps. Il est gelé. Il voudrait être à mille lieues d'ici mais visiblement, il ne semble pas avoir le choix. Il doit rester là.
Bess, Benedict, Cole et Freeman sont les quatre narrateurs. Et puis, il y a Clifford, le compagnon de gnôle de Cole, que le lecteur découvre à travers les monologues des autres.
Un blizzard terrible a enveloppé ce trou perdu de l'Alaska et c'est une course contre la montre qui commence pour retrouver le petit garçon. Pourtant, finalement, c'est en quête d'eux-même qu'ils partent tous, âmes blessées, âmes coupables. Leur histoire, leurs secrets, nous sont révélés à travers des chapitres courts, une écriture ciselée et une nature intraitable. Et le lecteur retient son souffle, se fait malmener par ce blizzard épais, avant que le passé de chacun des personnages viennent tout révéler.
Sélection pour le Prix du roman Coiffard 2022