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Du au , Centre d’Art Contemporain de la Matmut - Saint Pierre de Varengeville

Jockeys, légionnaires, joueurs de water-polo, majorettes, ouvriers, gardes royaux... Depuis ses années d'études à l'école des beaux-arts de Rouen, Charles Fréger entreprend de photographier des groupes de personnes et les vêtements qui les identifient. On pourrait parler d’inventaire, ou de projet encyclopédique, comme le titre générique de ce projet le suggère : « Portraits photographiques et uniformes » ; et la neutralité apparente des prises de vue, le systématisme du protocole, accentuent cette première impression.

Il s’agit avant tout d’une démarche philanthropique. Charles Fréger rend visible des minorités et des traditions parfois ancestrales à travers les cinq continents. Dans cette invitation aux voyages, le folklore est évité grâce à un procédé photographique précis voire protocolaire : cadrage frontal, sujet de face ou de profil, sur un fond neutre. Le sujet et le fond sont statiques, au profit du vêtement, ou plutôt de « l’uniforme » pour reprendre les termes du photographe. Ainsi, par un subtil jeu de lumière, ce ne sont pas uniquement les textures qui sont révélées, mais plus largement une communauté, se distinguant par cet attribut vestimentaire.

Mais si le photographe met un certain ordre dans le cadre, c’est pour laisser toute sa place à la fascinante beauté sculpturale des tenues, et à la poésie (ou l’humour, la fantaisie, la gravité) que le regardeur pourra déceler dans ce que les sujets nous donnent à voir. Car si le caractère sériel de sa démarche enregistre ce qui définit le commun au sein d’un même groupe, la précision du détail et l’épure de l’image nous permettent de découvrir ce qui demeure singulier en chacune des personnes les constituant.

En revêtant un uniforme, un costume, chacun endosse une histoire, des usages, et assume de s’effacer derrière lui. Paradoxalement, ce geste constitue également une forme de revendication, d’affirmation, voire d’exhibition : de ses choix politiques, de ses fantasmes, de son imaginaire intime. Porter une tenue située hors de l’ordinaire confère à ceux qui l’endossent un statut qui l’est tout autant. La majesté des uniformes et l’éclat des costumes laissent ainsi transparaître la tension qui peut exister entre les désirs de l’être face aux logiques du groupe.

L’exposition Fabula met en exergue la question de la mise en scène du modèle. Avec ces photographies, on découvre des sujets se présentant à nous dans une véritable posture théâtrale comme le feraient les acteurs d’une troupe. Dans une abondance de couleurs, les corps et les habits jouent des contrastes et des métamorphoses : de jeunes maoris à l’uniforme british explosent dans une danse rageuse, des militaires indiens semblent donner la réplique dans une comédie romantique, une jeune chanteuse chinoise braque sur nous un regard martial... Chacun semble ne pas être là où on l’attend.

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    Du au , L'Armitière

    Le "Prix des lecteurs" de l'Armitière revient pour sa 19ème édition, vos libraires vous proposent, cette année encore, une sélection de romans (français et étrangers) qui les ont particulièrement touché en cette rentrée littéraire.

    Un jury de lecteurs, composé de clients de la librairie, sera formé à partir des inscriptions.
    Pour participer chaque personne intéressée devra remplir le bulletin d'inscription et le remettre à la librairie avant le 1er janvier 2018. Le nombre de participants étant limité, les candidats seront retenus par ordre d’inscription.
    Les livres sont gracieusement prêtés à chaque membre du jury, un par un à partir du mardi 26 décembre.

    INSCRIPTION DU 6 NOVEMBRE AU 1ER JANVIER 2018

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      À venir

      Tous les événements - Archives

      "Le courage qu'il faut aux rivières"
      Avec Emmanuelle Favier
      Le , L'Armitière

      Elles ont fait le serment de renoncer à leur condition de femme. En contrepartie, elles ont acquis les droits que la tradition réserve depuis toujours aux hommes : travailler, posséder, décider. Manushe est l’une de ces « vierges jurées » : dans le village des Balkans où elle vit, elle est respectée par toute la communauté. Mais l’arrivée d’Adrian, un être au passé énigmatique et au regard fascinant, va brutalement la rappeler à sa féminité.

      Un premier roman sur la construction culturelle des êtres et l’oppression des communautés traditionnelles envers les femmes, un questionnement sur la liberté des désirs et des comportements. Ce premier roman envoûtant et singulier d’Emmanuelle Favier a la force du mythe et l’impalpable ambiguïté du réel.


      "Traité des gestes"
      Avec Charles Dantzig
      Le , L'Armitière

      Les gestes ne sont pas accomplis que par les mains. En font aussi les sourcils, les yeux, les pieds, la bouche, les hanches mêmes. Ils se réalisent seuls, ou avec des objets. Les objets nouveaux, comme les tablettes numériques ou les cigarettes électroniques, en font surgir de nouveaux, tandis que d’autres disparaissent pour parfois revenir. 
Que disent ces gestes que tout le monde fait et que personne ne semble vraiment regarder ? Tout le brio et l’esprit de Charles Dantzig qui, pour la première fois, confie beaucoup de lui-même dans ce véritable traité de l’humain.

      Charles Dantzig est l’auteur des désormais classiques Dictionnaire égoïste de la littérature française (2005, cinq prix littéraires dont le prix Décembre et le prix de l’Essai de l’Académie française) et Encyclopédie capricieuse du tout et du rien (2009, prix Duménil à l’unanimité).


      "Le pêcheur aux mille couleurs"
      Le , L'Armitière

      Ce livre musical raconte l’histoire de Wayan, un petit garçon de 10 ans qui a perdu sa maman et qui va croiser un drôle de pêcheur sur son chemin.



      "Sur les bords de cette lagune,

      si l’on se réveille très tôt,

      bien avant le chant du coq,

      quand les étoiles dansent encore
      au loin dans le ciel,
      on peut apercevoir des milliers
      de lumières colorées s’envoler
      autour de ce drôle de pêcheur."

      Événements hors les murs

      Tous les événements - Archives

      D’Emmanuel Carrère
      Le , Centre culturel Voltaire

      D’Emmanuel Carrère 

      Mise en scène Tatiana Werner
      Avec David Nathanson

      Adapté du roman éponyme d’Emmanuel Carrère, le comédien David Nathanson seul en scène, donne vie à un texte bouleversant. En passeur de mots, il porte avec simplicité et pudeur les destinées de personnages confrontés à la mort, à la maladie, à la pauvreté. Dans D’autres vies que la mienne, tout est vrai. Loin du pathos, ces histoires parallèles décrivent la force et la beauté des hommes lorsqu'un drame les dépasse et vient à bousculer leur existence. Un quotidien tragique qui se transforme alors en belle leçon de vie, de courage et d’amour. Dans un décor épuré habillé de projections vidéo, ces autres vies que les nôtres bouleversent et captivent.
      « Un très beau spectacle, un grand texte. » Le Masque et La Plume – France Inter

      Durée estimée 1H20
      Tarif B
      
Placement libre


        Métamorphoses baroques dans l’art sacré du Seicento
        Le , Chapelle Corneille Auditorium de Normandie

        Les plus belles musiques de Monteverdi et de ses contemporains, métamorphosées en chants sacrés. Troquant les textes profanes pour des paroles spirituelles, des auteurs baroques ont fait entrer à l’église les émotions de la vie terrestre. Dictés par l’émotion, les élans et vertiges de la nouvelle musique donnaient ainsi le ton aux concerts religieux, dans des pages aux reflets troubles unissant passion et extase.

        Deborah Cachet, soprano
        Eva Zaïciks mezzo-soprano
        Jeffrey Thompson, énor
        Sebastien Obrecht, ténor
        Geoffroy Buffière, basse
        Musiciens du Poème Harmonique
        Vincent Dumestre théorbe et direction

        JEU. 14 DÉCEMBRE 2017 – 20H
        TARIFS : 20€ / 15€ / 10 €


          Vaudevilles, farces et parodies sur l’opéra Compagnie des Pêcheurs de Perles
          Le , Chapelle Corneille Auditorium de Normandie

          Quand les théâtres parisiens se disputent le cœur du public – et sa bourse ! Cet opéra sur l’opéra nous emmène entre les règnes de Lully et de Rameau, à l’époque où la Foire parodie les divertissements de la bonne société. La rue rit des grandes œuvres, celles qu’on donne à l’Académie Royale, et son humour canaille concurrence la Comédie-Française comme la Comédie-Italienne. Rien ne va plus dans le monde lyrique, et les règlements de compte commencent dans une allégresse corrosive, au son des plus beaux airs de la France baroque.
          Avec des parodies d'Armide et d'Alceste de Lully et Quinault, des extraits d'Ariodante de Haendel, du De profundis de Lalande, des musiques de Charpentier, Campra, Rameau, Purcell et les tubes de la musique populaire de l'époque, appelés vaudevilles...

          Conception et mise en scène Judith le Blanc
          Collaboration artistique Benjamin Pintiaux
          Cécile Achille soprano (la Comédie-Italienne)
          Renaud Brès basse (l’Opéra)
          Camille Merckx mezzo-soprano (la Comédie-Française)
          Lucile Richardot mezzo-soprano (la Foire)
          Valentin Vander, le médecin, Mezzetin, le public, et plus
          Camille Aubret violon
          Marie-Suzanne de Loye viole de gambe
          Marouan Mankar Bennis clavecin et direction musicale

          VEN. 15 DÉCEMBRE 2017 – 20H
          TARIFS : 20€ / 15€ / 10€