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Conseils de lecture

Esprit d'hiver

Christian Bourgois

20,00
par (Libraire)
22 août 2013

Sombre Noël

Mon gros coup de coeur parmi les livres que j'ai lu pour cette rentrée littéraire. Tout se passe le jour de Noël. C'est un huis-clos entre une mère et sa fille adoptive. Le père est allé cherché ses parents à l'aéroport mais reste bloqué là-bas à cause d'une tempête. Le roman commence précisément lorsque la mère se réveille. Une phrase lui trotte dans la tête. Comme elle, le lecteur perçoit un malaise mais sans savoir pourquoi. D'une virtuosité impressionnante, c'est une intrigue extrêmement construite. Jusqu'à la fin, je me suis fait balader... mais tout s'explique, tout se met en place lors des deux dernières pages. À la fois très réaliste, le roman flirte parfois avec le fantastique comme si tout cela n'était qu'un rêve. L'espace- temps, l'univers domestique, les racines... toutes ces notions se troublent. En arrière-plan, c'est aussi une critique de la société américaine que fait aussi l'auteure. J'aime aussi beaucoup le titre que je trouve très poétique. Bref, c'est à lire !


Le rire du grand blessé
17,00
par (Libraire)
22 août 2013

Libres livres

Dans une société qui décide de tout à la place des gens, les livres sont bien entendus interdits. Malgré tout, un homme va enfreindre la loi et connaître grâce à la lecture des sentiments qui lui étaient jusqu'à présent inconnus.
J'avais déjà beaucoup aimé le précédent livre de cette toute jeune romancière. Ici, elle s'essaie au roman d'anticipation... et c'est une réussite ! C'est une sorte de fable sur l'oppression, la rebellion et le pouvoir libérateur des livres. Très froid mais aussi très bien écrit, une belle surprise de cette rentrée littéraire.


ORMUZ
16,00
par (Libraire)
22 août 2013

Brasse coulée en eaux troubles

Icare des temps modernes, Wax ne vole pas mais nage... ou du moins essaye. Avec l'aide du narrateur, embauché par lui afin de chroniquer ses éventuels exploits, il avait pour projet de traverser le détroit d'Ormuz. Mais Wax a disparu. Sans aucune nouvelle de lui, le narrateur part alors à sa recherche. Avec lui, nous découvrons alors une partie du monde inconnue des touristes mais très fréquentée par les navires de guerre et les super-tankers. Unissant le golfe Persique à la mer d'Arabie, ce détroit voit en effet transiter une part importante du pétrole et du gaz irriguant l'économie mondiale. Le narrateur nous entraine au bout du monde dans sa quête et distille au fil des pages ses réflexions plus ou moins philosophiques sur la guerre, la real-politik et le monde comme il va. Globe-trotter de l'impossible, Jean Rolin continue d'explorer avec intelligence et drôlerie les endroits les moins fréquentables de la planète pour le plus grand plaisir de ses lecteurs. Un vrai régal !


Haute époque
15,00
par (Libraire)
22 août 2013

Debord stories

À situer quelque part entre l'enquête de police et la biographie non-autorisée, ce court roman raconte les déboires d'un vendeur de livres anciens sur les traces de Guy Debord. Au fil des pages, une galerie de témoins (sa veuve, son chat, le "camarade" Vaneighem...) racontent ce que fut la vie de l'auteur de "La société du spectacle". Original et bien documenté, les puristes devraient crier au scandale, les autres bien s'amuser à la lecture de ce truculent mais élégant hommage.


La Vie critique
par (Libraire)
22 août 2013

L'expert

Dans la bouche du critique "bosser un ti peu" signifie lire des livres (beaucoup), des bons parfois, des mauvais plus souvent, trouver alors pour chacun d'entre eux le mot qui tue ou qui caresse et se transporter sur un scooter jusqu'à la Maison de la radio pour ainsi pouvoir les délivrer aux auditeurs du "Masque et la Plume", occasionnellement partir en Suisse pour un colloque littéraire et de temps en temps fantasmer sur les sites sado-masochistes. On s'en doute : toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé ne saurait être que fortuite. Érudit et énervant, méchant mais franchement drôle, un roman qui fait se croiser Jean Echenoz, Nathalie Sarraute, Mauriac, Beckett et David Byrne dans une seule et même page ne peut être foncièrement mauvais... En tous cas, moi, j'ai beaucoup aimé !